Beauvais : tout nouveau, tout beau !

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    Beauvais : tout nouveau, tout beau !
Publié le , mis à jour

La tête de pont du département de l’Oise a fort bien résisté à sa première mise à l’épreuve en Fédérale 2.

Sans entrer dans le jeu des comparaisons qui n’ont d’ailleurs pas forcément lieu d’être, la fameuse « dynamique de montée », notion très alléchante sur le papier, ne coule pas de source. Il suffit de s’en référer au chemin de croix du camarade de promotion jurassien - à savoir, Tavaux-Damparis - dans cette même subdivision numéro 2 pour en être convaincu. C’est peu dire donc si, aux confins picards du comité d’Ile-de-France, l’équipe dirigeante réunie autour d’Olivier Lenormant dresse donc un bilan d’autant plus positif qu’une première parenthèse infructueuse avait été ouverte, à ce même étage, il y a quelques années.

Reste que même en ayant essuyé les plâtres, les Beauvaisiens n’en repartaient pas moins dans l’inconnu : « Il y avait un petit risque », reconnaît d’ailleurs le président d’un club appelé à augmenter la voilure dès l’intersaison. Ainsi, si le stade Marcel-Communeau garde ses prérogatives au niveau des entraînements, le centre de gravité du ballon ovale va se déplacer de quelques hectomètres en direction de Pierre-Brisson et de sa pelouse partagée avec les footballeurs du cru.

« Nous mettons l’accent sur l’identité locale »

Et oui, le temps n’est plus où ces derniers s’offraient le luxe d’éliminer les Girondins de Bordeaux emmenés par un certain Éric Cantona pour le compte de « Dame Coupe ». Certes, des retrouvailles sont toujours possibles mais, de la deuxième division, l’AS Beauvais-Oise est retombée dans l’anonymat du CFA 2. De même, avec une vitrine chère aux volleyeurs en grande souffrance, le ballon ovale, via le principe des vases communicants, peut fort bien amener ses adeptes à changer de costume en termes de notoriété.

Clin d’œil du destin, la nouvelle tunique rouge et blanc a fait l’objet d’une présentation en bonne et due forme. Alors, quand bien même la capacité de l’enceinte à l’intérieur de laquelle ils vont évoluer est largement suffisante, les protégés de Stéphane Tisné, Hervé Degkrieg, Éric Martin, Pascal Martins et Maxime Terrade ont du grain à moudre en conséquence. Le nombre des recrues excède aisément celui des départs, arrêts de carrière compris. « Non seulement une erreur de casting est toujours possible, mais nous mettons l’accent sur l’identité locale », poursuit Olivier Lenormant qui se rallie bien volontiers à la bonne cause de la promotion sociale et cite en exemple la trajectoire du jeune Pierre-Marie Sahnoun.

Il est vrai que la barre des 100 000 habitants sera bientôt franchie, et que le bon équilibre est certainement plus facile à trouver que dans une vaste métropole à en juger par les déboires lillois susceptibles de marquer les esprits des habitants des Hauts-de-France. En attendant l’éclosion des Phliponeau et autres Teulière, Jean-Marc Gossard, le préparateur physique, s’apprête à faire transpirer comme il se doit ceux qui ont fort bien réussi leur examen d’entrée. En mode « contrôle continu » qui plus est. Si les pointures, roumaines et tunisiennes, attirent volontiers le faisceau des projecteurs, tous les adversaires de la poule 1 se seront également renforcés en conséquence.

Beauvais Rugby Club

Date de création : 1964
Nombre de licenciés : 400 avec l’ecole de rugby
Plus haut niveau atteint : Fédérale 2
Palmarès : néantµ
Budget : 600 000 €
En 2015-2016 : Fédérale 2, 7e de la poule 2, maintenu

Par Philippe Alary

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