[Saga Pro D2] Julien Laïrle : « Notre niveau correspondra à notre classement »

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    [Saga Pro D2] Julien Laïrle : « Notre niveau correspondra à notre classement »
Publié le , mis à jour

Au club depuis trois saisons, en charge des avants, Julien Laïrle devient cette année le manager général après avoir largement contribué à l’accession en Pro D2.

Dans quel état d’esprit abordez-vous cette saison ?

Avant tout je suis un compétiteur. Ça fait trois ans que l’on bataille pour monter d’un échelon et, avec Didier Pitcho, on a tout fait pour atteindre cette ProD2. Maintenant le but c’est de pérenniser le club à ce niveau ne serait-ce que par reconnaissance vis-à-vis des dirigeants. Pour les joueurs c’est plus un goût de revanche. La plupart arrive de Fédérale 2, Fédérale 1 ou de centres de formation où ils n’ont pas été conservés. Ils vont vouloir prouver au monde du rugby qu’ils existent. Maintenant, c’est à eux de montrer qu’ils ont le niveau pour évoluer dans l’élite.

Vous avez quand même fait un recrutement dans l’optique du maintien ?

On a recruté dans le respect des joueurs qui nous ont amenés ici. Le recrutement s’est articulé autour des deux axes. Un, pour remédier au départ de joueurs que nous ne souhaitions pas conserver. Deux pour corriger certaines déficiences et surtout amener un plus offensivement.

Je pense que l’on aura une rotation du groupe plus homogène que ce qu’elle a été les saisons précédentes. Mais la marche est haute quand même ?

C’est vrai que c’est une grosse marche à gravir. Beaucoup de clubs ont fait l’ascenseur. Je dirais que par rapport à la division on a un niveau moyen plus à bon. On affrontera des joueurs qui ont des staffs performants, qui s’entraînent comme nous. Ce qui pouvait faire la différence la saison dernière, n’existera plus. La différence, elle se fera sur des variables minimums. Notre niveau, c’est le classement qui le déterminera. Vous venez de vivre trois saisons exceptionnelles.

Vous n’aurez probablement pas les mêmes résultats. Est-ce que ça vous inquiète ?

Disons que l’inquiétude ne vient pas forcément du staff. On a conscience de l’ampleur du projet qui nous attend. On savait qu’en voulant jouer la montée, tout deviendrait plus compliqué. Maintenant, on n’est pas du style à se plaindre. On nous avait promis l’enfer lors de notre accession à la Fédérale 1 il y a à peine deux ans, alors il est normal que le grand public se pose des questions quant à notre capacité à survivre en Pro D2. Mais on a conscience qu’il sera difficile de réaliser la même saison avec seulement 2 défaites et 9,25 points encaissés par match. Vous êtes le plus jeune manager de Pro D2.

C’est un avantage ou un inconvénient ?

Un peu des deux. L’avantage c’est que je suis en poste depuis trois ans et j’ai toujours de la fraîcheur et probablement un peu d’insouciance. Et puis j’ai un profond respect pour mes joueurs et les sacrifices qu’ils consentent pour en arriver là. Cela me permet de tirer le meilleur d’eux sur le terrain. A contrario, je dois rester dans mon cadre et toujours être respectueux des règles qui régissent la vie de groupe. Il en est de même dans mes relations avec mes dirigeants même si je dois faire passer mes idées et la vision que j’ai du rugby.

Et puis vous êtes épaulé par un bon staff ?

J’ai une relation de confiance avec Pierre Sagot tant sur le plan humain que professionnel. Son expérience du très haut niveau et son passé de joueur talentueux (il jouait au basket, N.D.L.R.) me permettent de m’appuyer sur lui. Et puis Rémy (Ladauge) est arrivé avec sa rigueur et son entrain. En outre, il partage la même philosophie de jeu que Pierre et moi à savoir le mouvement, le déplacement des joueurs et du ballon. J’espère que ça nous permettra d’atteindre nos objectifs.

Propos recueillis par Jean-François Chrétien

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