[Portrait VII Masculin 4/13] Cler, net et precis

  • [Portrait VII Masculin 4/13] Cler, net et precis
    [Portrait VII Masculin 4/13] Cler, net et precis
Publié le / Mis à jour le

Jusqu’au début des jeux Olympiques prévu le 5 août, nous vous proposons chaque jour le portrait d’un des membres de l’équipe de France masculine. Aujourd’hui, focus sur Damien Cler, cet ailier du XV passé pilier à 7 il y a peu.

Paradoxalement, à 32 ans, Damien Cler est parmi les moins expérimentés de la bande à Pomarel. Avec seulement 10 tournois IRB dans les jambes, il est, avec Sacha Valleau, celui qui a disputé le moins d'étapes du World Series. Il faut dire que Cler est un joueur de VII à plein temps seulement depuis un an. Son premier amour, comme beaucoup de joueur de cette liste, a d'abord été le XV. Et pas qu'un peu. Damien Cler a près de 200 matchs répartis entre la Pro D2 et le Top 14.

Passé par Agen, Mont-de-Marsan puis La Rochelle, cet ailier de métier a d'abord écumé le long des lignes des terrains de rugby à XV. Mais l'an dernier, la trentaine passée, il démarre une seconde carrière et profite d'une nouvelle jeunesse. Le terrain est le même, mais le nombre de coéquipiers autour de lui change. Son poste aussi. Fini les ballons en bout de ligne, et bonjour la mêlée. Avec l'un des physiques les plus massifs de cette équipe (1 m 85 ; 100 kg), il joue désormais pilier droit et cale la mêlée de l'équipe de France. Pour son coéquipier, Steeve Barry, « Damien Cler possède un physique impressionnant pour un joueur de 7. Il est très puissant et malgré ça il arrive à avoir une pointe de vitesse très intéressante. »

Un Championnat d'Europe salvateur

Des qualités séduisantes pour Frédéric Pomarel qui a décidé de l'amener dans ses valises pour Rio. Avec lui le travail est bien fait. Pourtant, rien n'était moins sûr au moment de démarrer sa campagne l'an dernier. Le joueur était un novice dans la discipline et la concurrence rude. Mais au fur et à mesure des tournois il a su s'imposer, jusqu'au dernier Championnat d'Europe où il a fait partie intégrante de la qualification de la France pour les jeux Olympiques. A ce moment-là, son billet était composté.

Car si le joueur est utile sur le terrain, il est aussi important en dehors, dans la vie de groupe. « Dans la vie, c'est un déconneur qui a la joie de vivre, loue Steeve Barry avant de poursuivre avec une pointe d'humour. Il est très facile à vivre même s'il râle souvent pendant le physique.» Malheureusement pour lui, les séances physiques, il risque d'en manger encore quelques temps s'il souhaite poursuivre son expérience du 7.

Par Lucas Vola

Retrouvez nos portraits  

[PORTRAIT VII MASCULIN 1/13] STEPHEN PAREZ-EDO, DU XV AU VII IL N’Y A QU’UN PAS
[PORTRAIT VII MASCULIN 2/13] JONATHAN, LE CONQUÉRANT
[PORTRAIT VII MASCULIN 3/13] DALL'IGNA, L'ANCIEN

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir