[SAGA PRO D2] Carcassonne, tourner la page

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Publié le , mis à jour

Après une saison 2015-2016 difficile, l’USC repart sur de nouvelles bases sous la direction de Nicolas Nadau et Mathieu Cidre avec un effectif considérablement rajeuni.

Voilà, c’était il y a un an. Au cœur du mois de juillet, l’USC avait lancé sa saison par un stage d’intégration à Auzat au cœur des Pyrénées ariégeoises. Dans ce cadre bucolique où est logé un complexe sportif dernier cri, l’ambiance est au beau fixe digne d’une colonie de vacances pour adolescents. À l’issue d’une saison ponctuée par une très encourageante neuvième place. Comité directeur, encadrement et joueurs ont l’intention d’ambitionner la première partie du tableau.

Après une entame fructueuse à Tarbes (score 23-22), l’USC est en parfaite harmonie avec ses ambitions. Malheureusement, cette victoire très encourageante ne s’est pas confirmée par la suite. À la décharge de l’encadrement, les blessures ont fragilisé l’effectif. Tour à tour, des joueurs cadres tels que Vavae Tuilagi, Emmanuel Etien, Cédric Guironnet, Luc Bissuel, François Tisseau, Semisi Telefoni, Andreï Ursache sont passés par la case infirmerie. « Nous n’avons pas pu aligné l’équipe type tout au long de la saison », tient à préciser Luc Bissuel.

Avec un effectif fragilisé, remanié, l’USC s’est retrouvé très vulnérable à domicile. À six reprises, elle a cédé la victoire aux visiteurs perpignanais, bayonnais, albigeois, lyonnais, tarbais et columérins. Ces contre-performances ont eu une incidence au classement. Classés dans la seconde partie du tableau, la fragilité des résultats a eu une incidence sur l’harmonie du vestiaire. Au soir de la vingt-deuxième journée, l’USC s’incline à Montauban (3-12) ce qui contraint le manager Christian Gajan à jeter l’éponge. Suivront ensuite Philippe Guicherd, l’entraîneur des avants, et Alexandre Jaffres.

Un coup de jeune

Dans la difficulté, l’équipe entraînée par Mathieu Cidre parvient à valider son maintien lors de la vingt-huitième journée à la faveur d’une victoire sur son voisin et éternel rival narbonnais (26-20). Au forceps, le maintien a été arraché et forcément cette saison 2015-2016 va rester un bien amer souvenir. Un exercice que les dirigeants veulent oublier et pour cela, ils souhaitent tourner la page au plus vite. Voilà plus d’un mois que le nouveau duo d’entraîneurs, Nicolas Nadau et Mathieu Cidre, travaille d’arrache-pied pour que l’USC version 2017 soit fin prête le 27 août pour la première rencontre officielle à Albi.

Certes, avec un budget de 4,5 millions d’euros, l’équipe du président Calamel n’est pas appelée à jouer les premiers rôles au sein d’une compétition où Oyonnax, Agen, Biarritz, Perpignan font figure de favoris. « Le budget est une chose, mais il y a la vérité du terrain, fait remarquer Nicolas Nadau. Par rapport à l’an dernier, l’effectif est largement rajeuni. Les dirigeants ont la volonté, le désir, d’intégrer au sein du groupe professionnel des jeunes qui disposent un contrat espoirs. Le club en a fait signer vingt. Ces jeunes vont ainsi amener un souffle nouveau, une concurrence saine. Aux entraînements, nous sommes plus de quarante joueurs, ce qui nous permet de mettre en place des exercices captivants. Le groupe travaille sainement, se découvre. Petit à petit, l’amalgame entre nouveaux et anciens commencent à prendre ».

Justement, l’USC passera son premier test le 9 septembre, lors de la première réception de la saison. Ce jour-là, Béziers viendra fouler l’herbe d’Albert-Domec. Un premier rendez-vous déjà capital pour Nicolas Nadau et Mathieu Cidre. Au sein du comité directeur, le maintien est le premier objectif avoué. Et pour le président Frédéric Calamel, il souhaite qu’Albert-Domec soit de nouveau une pelouse inhospitalière pour les visiteurs. L’an dernier, il a très mal vécu les six affronts à domicile. Cette année, il espère que ses protégés resteront le plus longtemps invincibles dans leur antre. Le maintien au sein du second niveau professionnel passe par un minimum de douze succès à la maison. Pour une équipe en reconstruction, voilà un beau défi à relever.

Didier Navarre
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