[Revue de l’élite/Deuxième ligne] Du Plessis et Ledevedec sur le podium

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Les conquêtes sont entre de bonnes mains dans ce Top 14, celle des Gray, Du Plessis, Roodt et Ledevedec.

#2 Du Plessis, le bon choix de White

Aux côtés de Paul Willemse cette saison, un autre deuxième ligne exceptionnel a permis à Montpellier de réaliser la belle saison que l’on sait. Barré en troisième ligne par la concurrence des Ouedraogo, Spies, Qera ou encore Liebenberg, Jacques Du Plessis, 22 ans seulement, est monté dans la cage avec un grand bonheur. De l’aveu même du capitaine Fulgence Ouedraogo, Montpellier « a trouvé un équilibre avec lui dans la « cage ». Il nous permet de jouer avec quatre troisième ligne ».

Ses capacités physiques (2,01 m, 119 kg) associées à ses aptitudes en termes de vitesse et de percussion ont fait des ravages dans les défenses du Top 14. Auteur de deux essais cette saison, il est aussi un des Montpelliérains qui plaque le plus (147 sur la phase régulière). Cette capacité à anéantir les offensives adverses lui a valu un surnom dans les travées de l’Altrad Stadium : « Thor ». Ce qui laisse suffisamment à penser… à confirmer dès la saison prochaine.

#3 Ledevedec, la révélation

Il a littéralement explosé cette saison. Julien Ledevedec s’est fait remarquer notamment dans le secteur de la touche où l’ancien toulousain a rayonné. Avec 58 ballons captés dans ce secteur de jeu, il est le meilleur preneur de balles cette saison. Il a aussi contré à neuf reprises ses adversaires faisant de lui le cinquième meilleur « contreur » du championnat dans l’exercice. Tous ses efforts ont été récompensés en fin de saison avec une première convocation chez les Bleus pour la tournée en Argentine.

Titulaire lors du premier test, il entrera en jeu lors du second. Mais ses performances furent si probantes qu’il est inscrit par Guy Novès dans la liste des 30 « élite » pour la saison prochaine. Un signe de confiance prouvant que le joueur de 30 ans a convaincu en Amérique du Sud. En 2016-2017, on le retrouvera sous les couleurs de Brive après deux saisons passées à l’Union Bordeaux-Bègles. Le club briviste le connaît bien puisque le nouvel international y a passé quatre ans entre 2010 et 2014.

Les surprises : Mikautadze, promesse d'avenir

Sans être une surprise à proprement parler, le Géorgien Konstantin Mikautadze, auteur d’une très bonne Coupe du monde avec sa sélection, a confirmé ses formidables aptitudes avec Toulon. Au point qu’il pourrait bien faire grandement défaut sur la Rade la saison prochaine, où l’on se mord les doigts de n’avoir pas sur le garder - le joueur âgé de 24 ans ayant choisi de rejoindre Montpellier.

Débarqué il y a maintenant trois ans à Grenoble, le Sud-Africain Hendrick Roodt a encore confirmé tout le bien que l’on pensait de lui. Utilisé à 15 reprises cette saison, l’ancien joueur des Goldens Lions est devenu une pièce maîtresse du système grenoblois.

Enfin, révélation de Pro D2 la saison dernière et grand artisan de la remontée de son club, le fidjien Apisalome Ratuniyarawa a montré cette saison qu’il avait le niveau pour le Top 14. Une élite qu’il quitte à nouveau, malheureusement, après la relégation de son club en Pro D2.

Les valeurs sûres : Gray, toujours plus haut

Richie Gray, sans faire une saison exceptionnelle, s’est avéré être le meilleur contreur en touche du championnat. L’Écossais a d’ailleurs clairement manqué lors du barrage de Castres face à Montpellier. Son compère de deuxième lign l’inamovible Rodrigo Capo-Ortega aurait sans doute lui aussi mérité de figurer dans ce classement. Il fait parti de ces valeurs sûres comme l’est Julien Pierre qui a paru retrouver une nouvelle jeunesse à Pau. Comme est en passe de le devenir Sébastien Vahaamahina.

Grand espoir de la deuxième ligne du XV de France, il a réalisé une superbe saison avec Clermont, au point d’être considéré comme l’un des meilleurs joueurs de l’ASM. A lui, désormais, de s’imposer en Bleu. Dans une même disposition d’esprit, citons bien sûr le néo capitaine des Bleus, le Toulousain Yoann Maestri. Titulaire indiscutable lors du dernier Mondial, il a fait du bien aux Rouge et Noir à son retour malgré quelques signes de fatigue bien compréhensibles en cours de saison.D’où cette huitième place qui ne tient pas compte, bien sûr, de la valeur absolue du joueur.

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