[SAGA TOP 14] Bayonne, de nouveaux horizons

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Publié le , mis à jour

Fort d’une remontée immédiate, l’Aviron veut jouer sur cette dynamique. Les Basques ont bâti un projet pour pérenniser leur retour dans l’élite. Cela commence par le maintien.

C’est une nouvelle aventure dans laquelle s’est lancé l’Aviron bayonnais. Après l’entame rocambolesque et précipitée de la saison dernière, quand seulement quatorze joueurs étaient présents au premier entraînement, à la suite de la fusion manquée avec Biarritz, les Bayonnais veulent aujourd’hui partir sur un nouveau cycle en posant les bases. Le premier chantier a été celui du recrutement, de la construction d’une équipe capable de tenir la route du Top 14. Le début de la réflexion ne date pas du jour où Bayonne a entériné son retour dans l’élite. Depuis le mois de janvier, les Basques ont commencé à imaginer qu’ils pourraient être candidats à la remontée. « Tout se passait bien, se remémore Christian Devèze. Même si les résultats étaient parfois étriqués. Et même si les statistiques ne plaidaient pas en notre faveur. Peu de clubs sont remontés dans la foulée d’une descente. On a d’abord fait resigner les joueurs cadres et ensuite, on a opté pour deux choix majeurs, les signatures de Du Plessis et Poki. C’était un pari. Réussi. Mais aussi un travail de fond. Et il est plus facile de boucler un budget de Top 14 que de Pro D2… »

Uu budget stabilisé

L’Aviron veut de la stabilité. Il est vrai que depuis sa première accession au Top 16 à l’époque, les chamboulements ont été monnaie courante. L’Aviron a d’abord trouvé son barreur. En la personne de Vincent Etcheto, porteur de l’esprit du club. Indiscutable. Il est le penseur du jeu, le garant de l’esprit bayonnais. Comme l’était son père, Roger. Il ne vendra jamais ses idées, et a la confiance entière du club.

L’assise, l’Aviron la veut aussi sur le plan financier. Et a bâti un budget autour des 17 millions d’euros. Modeste au regard des autres écuries. Bayonne fait partie des quatre plus petits. Mais veut absolument rester dans les clous. « On a équilibré les comptes, poursuit le coprésident. On veut, certes, une montée en puissance, mais on veut aussi sortir de cet aspect financier, toujours vivre avec ça. Il est hors de question de connaître le moindre déficit. Comme lors des trois quatre ou années précédentes où il s’élevait à 1,5 million. On ne peut pas demander à chaque fois une augmentation de capital dans une région comme la nôtre. »

Un Jean-Dauger à 20 000 places

La ville de Bayonne est derrière son club aussi bien financièrement que dans un projet de structures. Notamment sur le plan de la formation. Car c’est sur cet aspect que l’Aviron bayonnais veut investir. Dans tous les sens du terme. Le club est en train d’élaborer un vaste projet. Décrit par Christian Devèze. « Nous voulons fédérer tout un territoire, explique-t-il. Intéresser les clubs, les villes alentours. Du Pays basque, bien sûr, mais aussi du sud des Landes qui est tourné naturellement vers Bayonne. Le Pays basque de l’autre côté de la frontière également. On a d’ailleurs fait signer un pilier de Getxo, Jon Zabala. On pourra ainsi drainer les jeunes, les scolaires dans un centre de formation adapté. »

Un centre de formation dans un stade complètement revisité. Car Jean Dauger est déjà obsolète, jugent les dirigeants bayonnais. « Ce n’est pas la peine d’avancer sur ce projet si nous n’avons pas le stade susceptible de l’accueillir, continue Christian Devèze. Le nouveau stade, plutôt le stade réhabilité, restera dans son site actuel. Jean-Dauger, c’est la culture bayonnaise, mais il doit se hisser au niveau du rugby professionnel. On devrait porter sa capacité à 20 000 places. » Un agrandissement pour contenir la ferveur. « L’Aviron est un club emblématique. Qui suscite un engouement. On l’a vu lors de notre montée. On n’avait rien gagné mais on a été reçu comme si on avait décroché un bouclier. L’Aviron, c’est plus qu’un club, c’est un territoire ! » C’est ce slogan que les Bayonnais voudront porter haut lors des années à venir. Mais le plus dur commence. À savoir le maintien.

Par Edmond Lataillade

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