[Portrait VII Féminin 5/13] Troncy, le rêve de la médaille

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Publié le , mis à jour

Jusqu’au début des jeux Olympiques prévu le 5 août, nous vous proposons chaque jour le portrait d’un des membres de l’équipe de France féminine. Aujourd’hui, c’est au tour de Jennifer Troncy, elle qui a déjà (presque) tout gagner à XV et qui rêve des trois premières places aux jeux.

Jennifer Troncy est passée à deux doigts de louper l'avion. Ou plutôt à une épaule. Blessée au plus mauvais moment, cette joueuse originaire de Bagnols-sur-Cèze (Gard) a bien cru que sa santé l'empêcherait de disputer les jeux Olympiques. C'est finalement au prix d'un remise en forme acharnée, voire parfois dangereuse (elle n'a pas tout le temps attendu le feu vert des médecins pour reprendre) que cette trentenaire a pu retrouver sa place. Il faut dire que l'objectif était trop beau pour celle qui n'a pas peur de parler des olympiades comme d'« un rêve » sur le site de la FFR. Il était hors de question de louper ce qu'elle estime être « un rendez-vous sportif incontournable ».

Pourtant, dans sa vie de rugbywoman, Jennifer Troncy a déjà vécu beaucoup de rendez-vous. Rarement, ils ont été manqués. Son armoire à trophée est là pour nous le rappeler. Depuis qu'elle a 18 ans, elle mène de front les deux disciplines, le XV et le VII. Mais c'est bien avec quatorze coéquipières qu'elle a remporté le plus de titres. D'abord avec son club, au Montpellier Hérault Rugby, où elle a été championne de France trois fois consécutivement (2013-2014-2015) avant de chuter en finale face à Lille en 2016. Mais aussi en tant que demie de mêlée du XV de France, où un Grand Chelem (2014) et une troisième place en coupe du Monde la même année sont venus garnir son palmarès.

Imiter « les braqueuses »

Une troisième marche sur le podium qui serait synonyme de médaille de bronze à Rio. Pour Jennifer Troncy c'est clairement l'objectif. Le métal importe peu, même si l'or est forcément le but ultime, mais le pilier de l'équipe de France 7 veut accrocher une breloque autour de son cou. Ce n’est pas anodin si elle cite en exemple les joueuses de l’équipe de France de basket qui avaient réussi à se hisser en finale en 2012. Celles que l’on surnomme affectueusement « Les Braqueuses » avait déjoué les pronostics et décroché une médaille d’argent à Londres.

« Elles ont ébloui les JO par leur générosité et leur joie de vivre. Elles que nous n’attentions pas », raconte Troncy avec admiration. Avec des gros morceaux dans ce tournoi, les Françaises du 7 ne sont pas forcément attendues non plus. Mais si l’exploit avait été possible pour sur les parquets londoniens pourquoi ne pas les imiter sur les pelouses brésiliennes. C’est probablement le message que Jennifer Troncy espère faire passer à ses compagnons de route.

Par Lucas Vola

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