Châteaurenard, de l’ambition sous les cranes

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    Châteaurenard, de l’ambition sous les cranes
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D’ici trois saisons, le club du nord des Bouches-du-Rhône se verrait bien retrouver une élite amateur quittée il y a maintenant trois ans.

Un rang, cinquième, en trompe l’œil. Une saison à oublier. Pour un manque d’épaules en dehors des Bouches-du-Rhône et une trop grande légèreté à la maison quand ils y étaient invaincus depuis dix-huit mois, les «Maraîchers» sont restés dans l’ombre et n’ont jamais pu se mêler à une empoignade avec les gros bras. « On a traîné comme un boulet notre mauvaise entame », regrette leur coprésident Pascal Pradel. « Même si l’on a battu tous les gros lors des matchs retours, c’est une saison ratée », admet son manager général Daniel Saubier. Le club a fait avec ses moyens.

Sans pouvoir rééditer la saison d’avant où il n’avait manqué que d’un rien son retour en Fédérale 1. Ce devait être un exercice pour continuer à bâtir et à grandir. Châteaurenard a fait du sur-place. « Cette sanction a permis d’ouvrir les yeux, positive Daniel Saubier. Aujourd’hui, le temps n’est plus à ronronner, mais à se réveiller. Il est obligatoire d’être ambitieux et d’avancer. »

Dans le nord des Bouches-du-Rhône, l’ambition est donc de retour. Avec un objectif sur trois ans. « On a envie de retrouver notre place d’il y a quelques années, on veut revenir sur la scène de l’élite amateurs, assure Daniel Saubier. Dès cette saison, il s’agit de boucler non pas dans les six, mais dans les quatre premiers. L’année d’après, il s’agira de terminer dans les deux premiers. Un nouveau cycle est en train de se mettre en marche. » Pour coller à sa feuille de route, le club a soigné son recrutement. « Notre effectif est plus étoffé que l’an dernier, la mêlée sera solide et derrière on ne sera pas manchot, assure le manager général. Il y aura de l’expérience, mais aussi de la jeunesse. » « On a aussi réussi à conserver 90 % de notre effectif, se félicite, de son côté, Pascal Pradel. Et puis, on a su apurer nos comptes et effacer nos dettes.»

Développement économique

« Il s’agit, et c’est une nécessité, d’élargir maintenant non seulement le cercle des dirigeants du club, mais aussi celui des investisseurs », observe Daniel Saubier. De séduire le tissu économique du nord des Alpilles et sa multitude de petites entreprises. De compter avec le développement du Marché d’Intérêt National. Celui-ci devrait grossir jusqu’à passer à moyen terme de 30 à 160 hectares et devenir « le plus important marché de gros après Rungis », assure le patron sportif. Une façon de glisser que si de nouvelles entreprises débarquent à Châteaurenard, cette croissance pourrait aussi amener de nouveaux investisseurs au sein du club.

À deux pas de là, un lycée de 900 élèves doit sortir de terre en septembre 2019. « Un projet de classe sport-étude y est aussi à l’étude. Ce pourrait être un formidable vecteur pour étoffer notre école de rugby », espère Daniel Saubier. Tout cela va dans le bons sens. En attendant, les Maraîchers ont repris l’entraînement en début de semaine (le 26 juillet). Ils partiront bientôt pour un stage de quelques jours, « quelque part avec les loups », dans un coin du Ventoux, « et une grotte où tout le monde pourra dormir », s’amuse Daniel Saubier. Pas question pour sa quatrième saison de rang en Fédérale 2 de rater l’entame du mois de septembre. Avec deux voyages de rang à Voiron puis à Bédarrides, « ce serait bien d’en gagner un » boucle Pascal Pradel. Y’a plus qu’à.

Rugby Club Châteaurenard

Date de création : 1909
Nombre de licenciés : 450
Plus haut niveau atteint : Groupe A (1994-1995)
Palmarès : champion de France groupe B (1992 et 1994)
Budget : 650 000 €
En 2015-2016 : Fédérale 2, 5e de la poule 4. Maintenu

Par Olivier Gagnebien

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