[Portrait VII Féminin 8/13] Guérin, la passionnée

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Publié le , mis à jour

Jusqu’au début des jeux Olympiques prévu le 5 août, nous vous proposons chaque jour le portrait d’un des membres de l’équipe de France féminine. Aujourd’hui, nous tirons celui de l'ailière Lina Guérin, internationale à XV et passionnée d'art. Elle sera l'un des atouts majeurs de cette sélection.   

Elle effectue ses débuts au rugby grâce au XIII après un passage par la case athlétisme « Elle a été championne de l’académie de Versailles juste avant de commencer le rugby », détaille son père Jean-Michel. A 21 ans, Lina Guérin goûte pour la première fois au rugby à VII avec France Universitaire sur le tournoi de Centrale 7. L'adaptation se fait naturellement grâce à sa vitesse. L'ancienne pensionnaire du XIII perfore les défenses et n'hésite pas à prendre les espaces qui s'offrent à elles. En plus du XIII et du VII, « l'arbuste » comme on la surnomme, ajoutera une nouvelle ligne sur son CV avec le rugby à XV. De nouvelles performances qui l'amèneront à Bobigny en Top 8 puis en équipe de France.

Mais pour elle, l'expérience n'est pas convaincante et elle décide de se consacrer uniquement au VII. « Je n’aime pas le quinze, je n’y prends pas plaisir. Pas assez de mouvement et si tu touches trois ballons dans une rencontre, c’est le nirvana », avouait-elle dans nos colonnes avant d'ajouter. «  Lors de ma remise de cape, j’ai choqué un peu le groupe en disant que je n’aimais pas le quinze... Je ne signerai plus dans un club. Je préfère définitivement le VII. Ce n’est pas un caprice de jeune fille, mais une conviction sincère. » Sous contrat FFR, l'ailière a participé à quatre des cinq tournois du circuit mondial cette année et a inscrit dix essais.

Des pelouses à la toile

Diplômée en droit, Lina Guérin poursuit ses études en histoire de l'art dans le but de devenir commissaire priseur. Un cursus qu'elle a dû interrompre à cause du rugby. « J’avais entamé des études pour devenir commissaire-priseur en commençant mon droit et un DEUG d’histoire de l’art mais, depuis deux ans, j’ai un peu tout lâché pour le VII. » Mais quand elle le peut, la jeune femme de 25 ans passe son temps dans les musées.

Du Louvre en passant par le musée du Prado ou encore Orsay, Lina Guérin se passionne pour la peinture et plus particulièrement celle du Catalan Miro. Un artiste qu'elle estime « à la portée de tout le monde ». « Il faut voir ses œuvres puis les revoir pour mieux comprendre, décrit-elle sur le site de la FFR. Ce qui me plaît avec lui, c’est l’explosion des couleurs. » Une explosion de couleurs qu'elle connaîtra pendant la compétition, même si une seule d'entre elles marquera réellement ses esprits, celle de l'or olympique.

Par Lionel Girard (@Lio_Girard)

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