Captieux, Fidjiens en Gascogne

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    Captieux, Fidjiens en Gascogne
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Dans le cadre de leur fête, les Capsylvains ont participé à l‘organisation d’un match au profit du regretté Seru Rabeni.

Le doute n’est plus permis, si la cité capsylvaine est bien située géographiquement en Sud-Gironde, elle est bien ancrée rugbystiquement au cœur de la Gascogne. Pour au moins une bonne raison. C’est là que la première « seleccion de Gasconha » a vu le jour il y a un an. Elle est en majeure partie l’œuvre d’un amoureux de la culture locale, le Landais Régis Sonnes. Pour valider cette initiative originale qui consiste à rassembler sous un même maillot collector, pour le plaisir de la fête et du jeu, des joueurs provenant de Séries territoriales ou des divisions fédérales, il fallait qu’une deuxième édition fasse le lien et s’ancre dans le terreau fertilisé par l’association qui organise chaque année la fameuse feria Rugby y Toros.

Régis Sonnes n’a pu se libérer, engagé ce jour-là sur le front toulonnais de l’UBB, mais le Sporting Club Captieux n’a pas manqué son rendez-vous 2016. Stéphane Brèthes, l’un des acteurs majeurs de cet événement peut témoigner de sa réussite. Et le clou du spectacle n’a pas manqué de piment et… d’exotisme. Il s’agissait d’un match organisé en hommage à Seru Rabeni trop tôt disparu, entre la seleccion Gasconha dans laquelle figurait le pilier angloy Noriega, le capitaine de Lombez Moulis, le deuxième ligne tyrossais Samson ou l’ex-pro et champion du monde moins de 20 ans en 2006 Yan Fior, et une sélection fidjienne d’îliens évoluant en France.

Une équipe de stars

Rassemblée autour de Julian Vulakoro, la formation fidjienne qui portait le maillot rouge et blanc du Sporting Club Captieux s’est largement imposée devant de nombreux spectateurs dont deux ne sont pas passés inaperçus : Sisa Koyamaibole et Isoa Domolaïlaï. Sur le terrain, l’équipe avait fière allure avec dans ses rangs le capitaine Sireli Bobo (Pau), Napolioni Nalaga (Lyon), Rusiate Vodo (Toulon), Jone Sevu (Pau), Laijiaisa Bolenaivalu (Vannes) ou Jimilai Naikadawa (Auch). Pour donner encore plus de relief à cette rencontre, les Fidjiens ont chanté leur hymne et les Gascons ont entonné le fameux « Sé Canto ». Le public a également eu droit au Cibi (Haka) conduit par le leader Bobo. À l’issue de la rencontre, Julian Vulakoro (auquel a été remis une partie de la recette au profit de la famille de Seru Rabeni) et le Montois Pierre Ley, « papa » de nombreux fidjiens de France, ont narré au micro les conditions de vie difficiles des Iliens dans leur pays.

Ressurgit aussi le souvenir de Rabeni. L’US Captieux pouvait être heureuse et fière. André Durantau, présent au SCC depuis… 1949, peut être rassuré, le club représenté par l’attaquant Raphaël Lagarde à l’échelon professionnel, sera encore l’épicentre de la Gascogne en 2017. Avec un nouveau président à sa tête, Mathias Suberbie qui souhaite prendre appui sur les dirigeants déjà actifs au club. Un chemin a été tracé qui doit d’abord conduire à la pérennisation du SCC en Promotion Honneur avant d’envisager une accession à l’étage supérieur. Sportivement, les entraîneurs Cédric Tauzin et Guillaume Martet ont été reconduits dans leur mission. Et pour démontrer son dynamisme, la nouvelle équipe dirigeante a présenté sa candidature à l’organisation de la fête annuelle du rugby territorial. Son savoir-faire ne devrait pas être contesté.

Sporting Club de Captieux

Date de création : 1932
Nombre de licenciés : 123
Plus haut niveau atteint : Fédérale 2 (années 90)
Palmarès : champion de France Quatrième Série (1968), champion de France Troisième Série (1971), champion de France Honneur (1990), champion de France juniors Danet (2002), champion de France Première Série (2010).
Budget : 60 000 €
En 2015-2016 : Promotion Honneur Côte d’Argent, 6e, non qualifié.

Par Gérard Piffeteau

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