Racing, le retour du champion !

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    Racing, le retour du champion !
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Ce samedi, les franciliens reprenaient le chemin de l’entraînement. Mais le timing avant le grand départ, plutôt serré, est-il problématique ?

Le 24 juin, le Racing planait sur Barcelone et, au coup de sifflet final d’un match inoubliable, une bringue de quatre jours commençait pour les coéquipiers de Dimitri Szarzewski. Depuis, les Franciliens s’étaient éparpillés aux quatre coins du vaste monde, soignant bronzage, silence et vie matrimoniale. Laurent Labit, l’entraîneur des trois-quarts ciel et blanc, raconte : « Personnellement, je veille toujours à m’imposer un sas de décompression plus ou moins long, une parenthèse où je suis injoignable et à des lieues du rugby. » Mais chez lui, la coupure n’est jamais bien longue. « Au bout de quinze jours, ça commence à démanger. Les joueurs me manquent, le terrain aussi. On est là, sans terrain, sans vidéo. Je suis mordu, je crois… »

La souffrance du coentraîneur du Racing 92 est néanmoins sur le point de s’achever et, dès samedi, tous les champions de France se sont retrouvaient au Plessis-Robinson, à l’endroit même où ils s’étaient quittés un mois plus tôt. Tous ? Presque tous. Retenus avec leur sélection respective pour disputer les jeux Olympiques de Rio, Leone Nakarawa et Juan Imhoff ne rejoindront les Hauts-de-Seine que le 15 août. « Ils prépareront donc le premier match de la saison (face à Bordeaux-Bègles, N.D.L.R.) tout à fait normalement, poursuit Labit. La coupure a pansé les plaies et nous comptons aujourd’hui sur l’intégralité de notre effectif. » Teddy Thomas, Thibault Dubarry, Benjamin Dambielle, Casey Laulala et Cedate Gomes-Sa, grands absents de la fin de saison dernière, sont tous opérationnels. Quant à François Van der Merwe, frappé par un virus après la finale de la Champion’s Cup, il a lui aussi repris la course. Enfin, Johan Goosen ne sera pas retenu avec les Springboks pour les prochains Four-Nations et débutera logiquement le Top 14.

Ali Williams est affûté !

Dans les Hauts-de-Seine, tous les voyants sont au vert. Mais la question qui se pose, concernant le champion de France, est la suivante : la reprise n’est-elle pas trop tardive ? Labit poursuit : « Les joueurs ne sont pas partis en vacances en lâchant tout. Un travail individuel de gainage, de musculation et de vitesse leur avait été imposé pendant la coupure. Le temps où les rugbymen faisaient n’importe quoi et revenaient obèses à la reprise est révolu. Nos garçons sont consciencieux. Ils savent aussi que les places dans le 15 majeur sont chères. Une fois que le train est en route, il faut galoper pour le rattraper. » Pas d’inquiétude, alors ? « La dimension physique et le rugby ne m’inquiètent pas outre mesure. Ces deux aspects-là, nous les maîtrisons bien. Ce qui est en revanche difficile à aborder, avec un groupe inchangé, reste l’après titre. Un champion de France est attendu partout. Tout le monde voudra nous faire tomber. Pour nous, tout va changer ou presque, cette saison. Avec Toto (Travers) et Ronan (O’Gara), nous devons donc préparer nos joueurs à cela. »

Au-delà d’un contexte à apprivoiser, l’autre nouveauté de la reprise concernera le retour à la compétition du Néo-Zélandais Ali Williams (35 ans), sorti de sa retraite sportive par Jacky Lorenzetti un an seulement après y être entré. Laurent Labit conclut : « Pour avoir souvent croisé Ali Williams la saison dernière, je peux vous assurer qu’il est plus affûté qu’il ne l’était à l’époque où il était joueur. Il s’est beaucoup entretenu. Sincèrement, il n’a pas fallu discuter longtemps avec lui. Le terrain lui manquait énormément. Et il a compris qu’une fin de carrière aux côtés de quelques-uns de ses meilleurs amis (Rokocoko, Laulala, Carter et Masoe) ne se représenterait probablement jamais… »

Marc Duzan
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