[Portrait VII Masculin 9/13] Guitoune et Mazoué, prêts à servir

Jusqu’au début des jeux Olympiques prévu le 5 août, nous vous proposons chaque jour le portrait d’un des membres de l’équipe de France masculine. Aujourd’hui, c'est au tour des réservistes, Sofiane Guitoune et Jean-Baptiste Mazoué, en marge du groupe à Rio mais prêts à remplacer un coéquipier au pied levé.

Sofiane Guitoune

A 27 ans, Sofiane Guitoune a déjà connu pas mal d'aventures dans le monde du rugby. Et sa convocation en tant que réserviste pour les jeux Olympiques en est une de plus. Même s'ils seront quelque peu à l'écart du groupe (pas d'accès au village olympique), les deux « jokers » de l’équipe de France comptent bien en profiter à fond.

Formé à Agen, le franco-algérien a connu dès sa troisième saison chez les pros les joies de l'accession en Top 14. Premier de la phase régulière, le SUA obtient son billet pour l'élite. Un plus haut niveau français que le natif d'Alger ne va pas connaître de suite. Après un passage à Albi durant deux ans avec en point d'orgue une finale d'accession, Guitoune rejoint l'Usap et connaît ses premiers pas en Top 14. Mais l'aventure ne se passe pas comme prévu. Victime d'une rupture d'un ligament croisé, il est éloigné des terrains pendant huit mois. Lors de sa deuxième saison chez les Sang et Or voit le club catalan être relégué en Pro D2 malgré les performances exceptionnelles de son ailier, convoqué à l'automne 2013 pour la première fois en Équipe de France.

Devenu un grand espoir du rugby français, il s'engage avec Bordeaux-Bègles puis enchaîne les convocations avec le XV de France. Philippe Saint-André le retient pour la Coupe du monde où il inscrit deux essais. En perpétuelle progression, il s'engage au début de cette saison avec le Stade toulousain. Une ville rose qu'il ne rejoindra pas tout de suite. Rio passe avant. Retenu pour la première fois avec le VII pour le tournoi de Las Vegas, il a jugé l'expérience « chouette et dur aussi physiquement ». On parie qu'il aura le même commentaire à la sortie des Jeux. 

Jean-Baptiste Mazoué

Dans la catégorie « joueur totalement dévoué au VII », Jean-Baptiste Mazoué fait partie des premiers du groupe France à être cité. Né à Figeac, ce grand gaillard d'un mètre quatre-vingt dix n'a jamais réussi à s'imposer à XV. Il décida alors de se tourner vers le VII où ses qualités au poste de pilier ou talonneur sont très prisées. La carrière à XV de Mazoué au plus haut niveau se résume à une apparition avec Brive lors de la saison 2010/2011. Puis plus rien.

Enfin si. Une éclosion dans le monde du VII. Dès la saison 2011/12, Mazoué dispute dix étapes du circuit mondial avec l’Équipe de France et s'impose ainsi comme une des révélations de la saison. Il ne va plus quitter le groupe. En 2012, il signe même un contrat fédéral avec la FFR. L'ancien briviste se consacre désormais à 100 % sur le VII. Un sport qui le passionne. « Encore plus qu’à XV, chaque joueur a son importance. Il existe un esprit de groupe décuplé, car on n’a pas le droit de se louper. L’erreur se paye cash. C’est le collectif qui prime. Une équipe à VII ne progresse qu’en jouant le plus souvent possible ensemble », expliquait-il à La Dépêche du Midi en 2013.

En touche et en mêlée, Mazoué assure et rassure ses partenaires. Jusqu'à ce que qu'une vilaine blessure vienne lui faire manquer le début de cette saison olympique. Des mois loin des terrains qui ont sûrement joué contre lui pour finalement échouer aux portes du groupe. Malgré des bonnes prestations à Vancouver ou à Paris, le Figeacois ne fait pas partie des douze « élus » pour Rio. Mais il attend la moindre opportunité pour s'exprimer et remplacer au pied levé un coéquipier. Tout le monde lui fait confiance.

Par Kevin Saccani (@saccanikevin)

Retrouvez nos portraits  

[PORTRAIT VII MASCULIN 1/13] STEPHEN PAREZ-EDO, DU XV AU VII IL N’Y A QU’UN PAS
[PORTRAIT VII MASCULIN 2/13] JONATHAN, LE CONQUÉRANT
[PORTRAIT VII MASCULIN 3/13] DALL'IGNA, L'ANCIEN
[PORTRAIT VII MASCULIN 4/13] CLER, NET ET PRECIS
[PORTRAIT VII MASCULIN 5/13] LAKAFIA, AUX JEUX COMME PAPA
[PORTRAIT VII MASCULIN 6/13] VALLEAU, LE PETIT POUCET
[PORTAIT VII MASCULIN 7/13] AICARDI, LE BONHEUR EST DANS LE VII
[PORTRAIT VII MASCULIN 8/13] INIGO, ENTRE DEUX OBJECTIFS