[SAGA PRO D2] Labit : « Il faut être ambitieux »

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    [SAGA PRO D2] Labit : « Il faut être ambitieux »
Publié le , mis à jour

Celui qui dit fonctionner à « la méthode » Guy Novès, nourrit de grandes ambitions pour le RCNM qui devrait disposer d’une équipe compétitive capable de jouer les premiers rôles. Entretien avec Christian Labit.

Comment avez-vous vécu la fin de saison mouvementée du RCNM et la menace de relégation en Fédérale 1 ?

Ça n’a pas été facile à vivre. L’atmosphère était tendue. J’ai vécu difficilement cette période compte tenu que le club, en particulier au regard des résultats sportifs, ne méritait pas d’être relégué. Nous avons beaucoup travaillé pour maintenir le RCNM en Pro D2 et, au final, nous avons réussi mais cela a demandé une grosse implication de chacun.

Pour quelle raison avez-vous accepté le poste de manager ?

C’est Rocky (Elsom, N.D.L.R.) qui m’a demandé de venir. Il était un peu isolé. Il ne connaissait pas réellement le club. Il a eu confiance en moi. À la suite de sa proposition, j’ai donc décidé de me lancer dans l’aventure. J’aime quand il y a des difficultés et des défis à relever.

Quelles relations avez-vous avec les chefs d’entreprise narbonnais qui sont entrés dans le capital ?

Je suis souvent en contact avec leur chef de file Gérard Bertrand. Il est le référent. Nous avons joué ensemble. Il fait partie de mes amis. On s’entend très bien.

Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Je suis prêt à donner le maximum. J’espère pouvoir apporter un plus, faire partager l’expérience que j’ai acquise en Pro D2. Je crois pouvoir dire que c’est un championnat que je connais bien, que je maîtrise.

Pas d’esprit de revanche après votre éviction du club il y a dix ans ?

Non. Même si je suis rancunier de nature, le temps atténue les rancœurs. Toutefois, je n’oublie pas les hommes qui n’ont pas été sympas avec moi et qui m’ont fait passer pour un bourreau. On est souvent sali par jalousie ou par ceux qui n’ont pas réussi. C’est un peu ce qui arrive à Rocky. Avec le peu de moyens dont il disposait, il a bâti un club qui a réalisé de belles choses. Il est allé au bout de ses idées. Il faut le conserver. Je pense que Rocky doit avoir une place dans l’organigramme sportif. Il ne faut pas oublier qu’il fait partie de ceux qui ont sauvé le club. C’est grâce à ce genre de « mec » qu’on avance vraiment.

Ou en est le recrutement ?

Contrairement à ce qu’on dit, il n’y a pas eu beaucoup de départs. 90 % de l’effectif est resté. Il y a eu deux gros départs, l’ailier Vincent Rattez et le pilier gauche Grégory Fichten. Mis à part eux deux qui, lorsque je suis arrivé au club, étaient des titulaires indiscutables, il n’y a pas eu d’autres départs importants, sachant que Daniel Halangahu, Kelly Meafua, Georges Tu’inukuafe vont revenir en octobre après avoir disputé l’ITM en Nouvelle-Zélande. À cela il faut ajouter une dizaine de nouveaux arrivants. Rocky a déjà fait du bon bouleau dans le recrutement. Je pense aux trois All Blacks, Piri Weepu à la mêlée, Stephen Brett à l’ouverture et Neemia Tialata au poste de pilier droit. Il a fait venir des hommes de métier qui vont apporter un plus à cette jeune garde qui fait de belles choses mais qui manque d’expérience lors de matchs importants.

En tant que manager, envisagez-vous de participer à la composition des équipes avec les entraîneurs ?

J’ai toujours fonctionné à « la méthode » Guy Novès. À Carcassonne, je rencontrais les entraîneurs avec qui je me concertais. On discutait ensemble et je faisais le choix final. Mon métier, c’est le sportif, ce sont les hommes, la sueur, le terrain. C’est ce qui me plaît le plus, c’est ce qui me fait avancer, c’est mon moteur. Si on me laisse du temps, je suis persuadé d’arriver à obtenir de bons résultats.

Quel est l’objectif pour cette saison ?

On va disposer d’une équipe compétitive mais il faut savoir que les autres formations se sont également renforcées. L’équipe sera de qualité, quasiment la même que celle de la saison passée. Donc elle aura plus de cohérence. Mon objectif est d’aller le plus loin possible et de disputer les phases finales. Il faut être ambitieux. On a les moyens de bien exister dans ce championnat.

Par Robert Fages

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