[SAGA PRO D2] Spitzer : « Un mélange d’angoisses, de craintes et de certitudes »

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    [SAGA PRO D2] Spitzer : « Un mélange d’angoisses, de craintes et de certitudes »
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Depuis le 20 juin, le RC Vannes Sud Bretagne s’active à bâtir une équipe susceptible de tenir la route en Pro D2. Comment le RCVSB va s’inscrire dans ce concert ? Entre craintes, angoisses et espérances que va faire le petit poucet chez les grands ?

Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui, en pleine préparation de la saison ?

Je dirais que c’est l’excitation et l’envie qui nous guident. Le recrutement n’est pas finalisé et nous n’avons aucune certitude. C’est difficile mais nous avons des convictions. Ce qui nous a amené à la montée en Pro D2 doit nous amener au maintien.

Avez-vous déjà réfléchi à la manière de jouer ce maintien ?

Oui. Et ce n’est pas difficile. L’équation est simple : il y a trente journées de championnat. Nous avons vingt matchs pour assurer notre maintien et sur ces vingt rencontres, nous devrons en gagner onze voire douze. Si ce contrat-là n’est pas rempli, nous descendrons.

Doit-on y lire que vous avez des craintes ?

J’en aurai davantage si nous débutions une nouvelle saison en Fédérale 1. La saison dernière, il y avait une balle dans le barillet. Nous avons su l’utiliser à bon escient. Je ne suis pas convaincu que le club aurait eu une deuxième chance cette saison en Fédérale 1.

Avec le recul, comment expliquez-vous la réussite de cette équipe ?

Bien avant le terme du précédent exercice, le président François Cardron avait passé un deal avec le groupe : « Vous faites monter l’équipe en Pro D2, c’est pour vous l’assurance d’un contrat pro la saison suivante. » Cette démarche très positive a sans nul doute eu un impact certain sur la motivation des joueurs. Ils ne se posaient plus la question de leur avenir, savoir s’ils seraient ou non conservés. Je ne suis pas convaincu que nous serions montés sans cette carotte.

Massy avait fait le choix de conserver son effectif de Fédérale 1 lors de sa première accession. Avec redescente immédiate. Cette politique n’est-elle pas risquée ?

Nous avons fait le choix de conserver l’effectif. C’est à lui aujourd’hui de s’investir et qu’il ait la volonté de jouer le maintien.

Que redoutez-vous le plus à l’aune de cette nouvelle grande aventure ?

La saison sera longue, très longue. Trente journées de compétition, c’est un pensum. Aurons-nous les moyens de tenir la distance ? Aurons-nous l’effectif suffisant ? Les joueurs s’habitueront-ils à ce rythme infernal ? Autant de questions que je me pose et pour lesquelles je n’ai pas de réponse.

Vannes est dans une zone quasi désertique en matière de rugby de haut niveau. Est-ce un handicap ?

Cela va vous surprendre mais je répondrai par la négative. Le bassin économique de tout le Grand Ouest est important et riche. Cette zone géographique peut et doit être un atout pour le RC Vannes Sud Bretagne. Le monde amateur y est très présent. C’est un vivier énorme. Le club doit être le phare de cette région. Il y a un potentiel fantastique à cultiver.

Avez-vous l’angoisse de ne pas réussir ?

Non. Nous avons eu une bonne étoile qui a veillé sur nous la saison dernière. Je lui demande d’être à nouveau bienveillante avec nous. Je redoute seulement de sentir que nous sommes au niveau et qu’on ne prenne pas les points du maintien.

Justement, à combien estimez-vous vos chances de maintien ?

Nous avions 15 % de chance d’accéder au Pro D2 la saison dernière. Situons nos chances de maintien à ce même pourcentage.

Parlons arbitrage pour finir. Qu’en attendez-vous ?

En 2006, première saison d’accession, nous étions petits en Fédérale 1 et nous étions arbitrés comme tels. En 2016, nous étions devenus des grands et arbitrés aussi comme tels. L’histoire n’est qu’un éternel recommencement. 

Propos recueillis par Didier Le Pallec

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