[Portrait VII Masculin 13/13] Vakatawa, star montante

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    [Portrait VII Masculin 13/13] Vakatawa, star montante
Publié le , mis à jour

Jusqu'au début des jeux Olympiques prévu le 5 août, nous vous proposons chaque jour le portrait d'un des membres de l'équipe de France masculine. Aujourd'hui, place à Virimi Vakatawa, la nouvelle étoile du rugby français.

6 février 2016. Saint-Denis, Stade France. Pour son premier match à la tête de l’Équipe de France, le nouveau sélectionneur Guy Novès ose un choix fort. A l'aile, il décide de titulariser Virimi Vakatawa, inconnu du grand public. Mais le fidjien ne va pas le rester longtemps. Dès la 15e minute, après un décalage de Médard, Vakatawa aplatit dans l'en-but et inscrit son premier essai en Bleu.

 

Dès lors, la France entière se demande d'où vient cet ailier de 23 ans, aussi rapide que technique, dévastateur par ses crochets et principal animateur offensif du XV de France.

 

Repéré par Sireli Bobo

 

Pour que Virimi Vakatawa se retrouve à porter le maillot bleu en ce début de printemps 2016, il a fallu plusieurs décisions allant dans le sens du rugby français. Tout d'abord, un refus de la fédération fidjienne. Né en Nouvelle-Zélande, Vakatawa s'installe aux Fidjis avec sa mère où il passe toute son enfance. A 17 ans, après un tournoi de jeunes, il est repéré par un club néo-zélandais. Sur le point de retourner dans son pays natal, la Fédération fidjienne l'en empêche au dernier moment. Il reste sur l'île portant haut les espoirs de la future génération fidjienne.

 

 

Mais un deuxième tournant va le rapprocher de la France. Il s'appelle Sireli Bobo. L'ailier fidjien du Racing l'a lui aussi repéré et lui propose de rejoindre le club francilien. Vakatawa débarque donc dans la capitale à seulement 17 ans. Personne ne se doute encore qu'il sera la principale tête d'affiche du rugby à VII quelques années plus tard.

 

L'expérience sous le maillot Ciel et Blanc n'est cependant pas une franche réussite. Entre les blessures et le manque de temps de jeu dû à une forte concurrence, Vakatawa ne réussit pas à s'imposer et décide, avant même la fin de son contrat avec le Racing, de se tourner vers le VII. Au printemps 2014, il débarque sur les terrains sur World Sevens, éblouit le groupe France (et par la même occasion le circuit mondial) et se fait une place dans le VII titulaire. Une équipe qu'il ne va plus quitter. Libéré de son contrat avec le Racing, la FFR saute sur l'occasion. Vakatawa paraphe un contrat de deux ans et met quelque peu le rugby à VII français dans la lumière.

 

« Le Sonny Bill français »

 

Ses qualités de vitesse, de percussion et d'accélération impressionnent. Au point que Guy Novès l'intègre à son groupe où tout le monde va tomber sous le charme. « Il a apporté énormément. C'est un joueur d'avenir, qui sait très bien exploiter ses qualités naturelles », explique Paul Jedrasiak. « C'est très intéressant de l'avoir avec nous. Il monopolise beaucoup de défenseurs, il a la capacité de jouer dans la défense, de passer les bras, de faire vivre le ballon… », analyse Hugo Bonneval. Wenceslas Lauret tente même une comparaison : « Il est bon à VII, il est bon à XV, il est bon partout : c'est le Sonny Bill français ».

 

 

 

Révélation du Tournoi des Six Nations au sortir de l'hiver, Virimi Vakatawa s'avance maintenant vers les Jeux Olympiques avec beaucoup d'envie. « On va essayer de gagner quelque chose aux Jeux Olympiques, déclare t-il. Dans notre tête, on sait qu’on a déjà battu les équipes qu’on a dans notre poule à Rio (Afrique du Sud, Australie, France et Espagne, N.D.L.R.). Cela nous donne envie de battre encore des équipes à l’image des Fidji. » C'est tout le bonheur qu'on lui souhaite.

 

Par Kevin Saccani (@saccanikevin)

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