• Vinay, rendez-vous avec l’avenir
    Vinay, rendez-vous avec l’avenir
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Fédérale 3

Vinay, rendez-vous avec l’avenir

Un jeu complet, dont l’origine se trouve aussi dans la formation. Cette ambition a porté Vinay, lors du dernier exercice. Au point de voir les Isérois, jusqu’aux portes de la Fédérale 2.

La Fédérale 2. Vinay est passé tout près d’y goûter, cette saison. Son aventure s’arrêtant lors du match de la montée, face à Montélimar. Un épilogue, bien loin des ambitions que les « Guêpes » s’étaient fixées. « Nous étions partis dans l’inconnu, après une saison difficile. L’objectif de la saison était donc de se maintenir, le plus rapidement possible. D’autant que notre poule comptait beaucoup de grosses cylindrées », souligne Jean-François Coux, coentraîneur cette saison avec Antonin Rozand. Voiron, Annonay, la Bièvre ou encore Tournon, accompagnant Vinay dans la poule 13. Soit a minima, un futur demi-finaliste en championnat de France.

Un projet sur l’avenir

Une hiérarchie dont les Isérois ont su se démarquer, pour terminer deuxièmes. « L’une des forces de l’équipe est qu’elle ne lâche jamais rien. Je crois que notre plus grosse défaite cette saison l’a été de six points. Cela s’est fait petit à petit, avec un groupe jeune et qui continue d’apprendre. » Oui mais voilà, les Vinois sont de bons élèves. La preuve ? Quatre victoires lors des cinq premières journées, ayant idéalement lancé la saison de l’USV. Seule une défaite à la Véore (23-22), venant tâcher ce début idyllique. Rageant, alors que les Isérois menaient avant de concéder une pénalité retournée. « Nous avons beaucoup de jeunes du club et il est toujours intéressant, de pouvoir les amener à progresser. Quelques erreurs existent c’est vrai, mais c’est avec ces erreurs qu’ils apprennent. » Pari gagnant puisqu’à Noël, Vinay est dans la roue de Voiron et Annonay. Le premier relégable étant déjà repoussé, à seize unités.

Des performances qui doivent également beaucoup, à un jeu complet. La finalité d’un projet, souhaité par Antonin Rozand et Jean-François Coux. Avec une défense solide, comme premier point d’appui. « Cela a pu surprendre les joueurs mais nous leur avons expliqué qu’une grosse défense permettait de récupérer des ballons. Il s’agit ensuite des meilleurs ballons à jouer, dans un jeu que nous souhaitons fait de mouvement avec des avants assez mobiles », analyse Jean-François Coux. Une philosophie qui a provoqué un véritablement engouement, autour des Vinois. Il est vrai, bien aidé par une deuxième phase tenant de l’excellence. L’USV ne concédant qu’une défaite en neuf matchs, à Voiron (25-19). Soit vingt points pris sur trente-six possibles. « Dans le village, le rugby a une place importante et les gens suivent beaucoup le club. Plus de mille personnes étaient ainsi présentes au stade, lors des derniers matchs. Cela fait vivre un village, un club et c’est le plus important. »

À tel point, que l’aventure humaine s’est transformée en épopée. Vinay écartant Palavas, pour s’ouvrir les portes du match de la montée. La suite est désormais connue. « Monter en Fédérale 2 aurait été prématuré et il s’agit donc d’un mal pour un bien. Nous voulons désormais faire évoluer le club, sur les deux ou trois prochaines saisons. Il faudra que nous soyons encore plus rigoureux cette saison, car nous serons attendus. » Les conséquences d’une saison réussie, pour les Isérois. Un nouveau statut, pour continuer à grandir.

Union sportive Vinay

Date de création : 1908.
Nombre de licenciés : 250.
Plus haut niveau atteint : Première Division - Groupe B (1994-1995).
Palmarès : champion de France Balandrade (1984), coupe de l’Espérance (1995).
Budget : 147 000 €
En 2015-2016 : 2e de la poule 13 de Fédérale 3, éliminé en seizièmes de finale par Montélimar (20-20, 18-10), maintenu.

Par Corentin Vaissiere

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