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    Nantua, s’installer durablement
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Fédérale 3

Nantua, s’installer durablement

A une quinzaine de kilomètres d’Oyonnax, Nantua, le club des bords du lac a trouvé sa place au sein du troisième échelon fédéral.

Nantua ! La sous-préfecture de l’Ain, est connue par les gastronomes pour la sauce qui accompagne les quenelles, spécialité locale. Elle l’est aussi par bon nombre de rugbymen professionnels qui y ont pris leurs quartiers, sur les rives du lac, à la veille d’un match disputé à Oyonnax. Quinze kilomètres seulement séparent les deux villes, sans que l’ancien pensionnaire du Top 14 fasse de l’ombre à son plus proche voisin, bien au contraire. « Nous entretenons d’excellentes relations avec l’USO, témoigne Alain Maissiat qui partage la présidence avec Jean-Luc Doy. Nos jeunes, qui ont le niveau requis, peuvent intégrer les rangs des espoirs à Oyonnax. Nous avons mis en place un tutorat qui fonctionne bien. »

Dans l’Ain, la densité des clubs est forte, Nantua n’est qu’à une trentaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse, un peu moins de Bellegarde où le club avait fêté la saison passée son retour en Fédérale 3. Alain Maissiat s’en souvient : « Nous avions existé trente minutes et, au final, nous avions pris cinquante points. Débuter la saison en prenant un carton lors du derby aurait dû nous miner. Dans la réalité cette défaite a été salutaire. Elle a constitué un mal pour un bien en nous faisant prendre conscience de la marche à franchir. » Et Nantua s’est très vite adapté aux exigences de la Fédérale 3, au point de venir bousculer tous les pronostics. Le club qui semblait promis à devoir lutter pour le maintien s’est vite installé dans le peloton de tête pour obtenir au final une qualification amplement méritée.

« Nous voulons disputer la phase finale »

Ce parcours a bien sûr comblé les dirigeants nantuatiens qui conviennent : « On peut parler d’une saison pleinement réussie », mais on pourrait même déceler une petite pointe de regrets dans le propos : « En 1/32e, nous sommes arrivés à égalité parfaite avec Montmélian, il a fallu les tirs au but pour nous départager et nous avons perdu 4 à 3 face à une équipe qui a assuré sa montée en Fédérale 2. » Très vite le sens des réalités reprend le dessus : « Pour l’heure, nous n’avons pas les moyens d’envisager une montée. Mais nous aborderons la nouvelle saison avec des ambitions. Nous voulons à nouveau disputer la phase finale. »

Si Nantua a revu ses objectifs à la hausse, les grands principes de son fonctionnement resteront les mêmes. « La saison passée, nous avions 18 joueurs formés au club dans notre effectif », souligne Alain Maissiat non sans fierté. Ces jeunes seront à nouveau au rendez-vous cette saison, tout comme les deux Fidjiens venus renforcer les lignes arrière, l’ouvreur Emori Vaqa, international moins de 20 ans, et le centre Manasa Nayaguy, international à VII. L’expérience aidant, les deux entraîneurs, Mehdi Karim, ancien joueur du club formé à l’école de rugby nantuatienne, et Florian Gros, ont ciblé le recrutement à mener en privilégiant deux critères, le style de jeu développé et l’expérience des nouveaux venus, le tout sans s’écarter d’un bassin de recrutement local. Ils sont une dizaine à avoir été séduits par le projet du club de Nantua résolu à s’installer durablement en Fédérale 3.

Union Sportive Nantua Port Rugby Haut-Bugey

Date de création : 1907.
Nombre de licenciés : 300.
Plus haut niveau atteint : Deuxième Division.
Palmarès : vice-champion de France Honneur (2015).
Budget : 230 000 €
En 2015-2016 : Fédérale 3, 4e de poule 16, éliminé en 1/32e de finale

Par Jean-Pierre Dunand

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