Coles : « C’était une finale, mec ! »

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    Coles : « C’était une finale, mec ! »
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Le talonneur et capitaine des hurricanes, Dane Coles, continue sa moisson de trophée, après avoir remporté le mondial 2015.

Que ressentez-vous ?

Sincèrement, c’est une joie immense. J’ai encore du mal à toucher terre… Jusqu’à la dernière minute, jusqu’à l’ultime échauffement ayant précédé la finale, j’ai eu peur de ne pouvoir disputer cette rencontre. Mes cotes étaient encore un peu douloureuses. Mais j’ai serré les dents jusqu’au bout. Le jeu en valait la chandelle.

Et aujourd’hui, comment vous sentez-vous ?

Je suis sur un petit nuage. Quelques mois après avoir été sacré champion du monde avec les All Blacks, je connais le bonheur d’un titre avec ma ville, ma province. C’est différent mais c’est aussi une grande fierté.

Dans quels secteurs de jeu la finale du Super Rugby s’est-elle jouée, à Wellington ?

Nous savions que la charnière était l’arme numéro 1 des Lions. Jantjies et de Klerk avaient d’ailleurs été très forts en demi-finale, contre les Highlanders. Nous avons donc décidé de leur mettre une pression énorme dès le début du match. Cette équipe sud-africaine aime les ballons rapides et le volume. Nous ne pouvions les laisser dérouler leur jeu. Notre plan de jeu a bien fonctionné. L’effort de notre troisième ligne et du paquet d’avants a été colossal.

Quoi d’autre ?

Les Lions de Johannesburg avaient annoncé dans la semaine précédant le match vouloir nous tester en mêlée fermée et dans l’alignement. Toute la semaine, nous nous sommes donc appliqués à travailler nos phases de conquête. Samedi soir, nous leur avons volé deux ballons en mêlée fermée. Je crois que cela ne leur était pas arrivé depuis le début de la saison du Super Rugby… Mission accomplie !

On a aussi beaucoup parlé de votre système défensif…

C’est un aspect du jeu sur lequel nous travaillons beaucoup depuis l’arrivée au club de John Plumtree (ancien entraîneur des Sharks, N.D.L.R.). Il nous a fait découvrir la défense inversée et nous tentons donc d’en appliquer les principes, week-end après week-end. Après quelques mois de flottement, nous la maîtrisons plutôt bien aujourd’hui. Concernant notre système défensif, il faut aussi souligner que les Hurricanes sont la province de Jerry Collins, l’un des meilleurs plaqueurs de l’histoire des All Blacks. Cette défense hermétique, c’est aussi son héritage…

Au cours de cette finale, avez-vous souffert de votre blessure ?

Beaucoup, oui. Les cotes ne m’ont jamais laissé en paix. C’est la raison pour laquelle je suis sorti du terrain en cours de match. Mais lorsque Ricky (Riccitelli, son remplaçant, N.D.L.R.) s’est blessé, j’ai aussitôt enlevé la chasuble pour lui porter secours ! Je n’avais pas à craindre la douleur ! C’était une finale, mec ! (rires)

Propos recueillis par Gregor Paul (avec M. D.)

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