[SAGA PROD2] Nicolas : « Je vis pour ce club »

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Publié le , mis à jour

Après une saison aboutie (co-meilleur marqueur du CSBJ avec huit réalisations), le Matthieu Nicolas de 29 ans sera l’un des cadres berjalliens. Il ne veut pas se cacher derrière les problèmes extra-sportifs de l’intersaison.

Menacé par la DNACG, racontez-nous l’intersaison du CSBJ.

Elle a été mouvementée et ça a été dur mentalement. Nous n’étions pas réellement en vacances car nous avions la tête ailleurs. Donc quand le lundi (11 juillet, N.D.L.R.), « Alex’» Péclier est venu nous annoncer la bonne nouvelle, ça a été un soulagement.

La préparation n’a-t-elle pas été tronquée par les événements ?

Pour être très honnête, malgré toute notre bonne volonté, elle l’a été. Nous tentions de nous préparer de la meilleure des manières, tout en n’étant pas certains de jouer en Pro D2. Heureusement, nous sommes tous arrivés prêts physiquement et nous n’avons pas pris de retard. Finalement nous sommes sur la même ligne de départ que les quinze autres équipes et nous ne pourrons pas nous cacher derrière notre été pourri.

À l’intersaison le groupe a peu changé. Est-ce une garantie selon vous ?

Une garantie non, en revanche c’est un gain de temps ! Le projet de jeu est assimilé et nous avons des automatismes. Ce sera beaucoup plus facile que de démarrer une saison avec quinze recrues. Cette saison le CSBJ ne repart pas de zéro.

Vous avez connu le CSBJ redouté pour son pack. Maintenant vous jouez dans une équipe qui propose un jeu très aéré. Comment expliquez-vous cette évolution ?

À la grande époque, le CSBJ avait des joueurs très massifs et dominait tout le monde devant. Maintenant ça s’est rééquilibré, les autres équipes ont fait leur retard et nous avons dû nous adapter.

En déplaçant d’avantage le ballon ?

Notre philosophie de jeu est simple : nous cherchons à déplacer le ballon et les hommes pour essayer de jouer sur des zones de fractures un peu plus lointaines. C’est une nouveauté mais aujourd’hui nous préférons jouer que de garder le ballon devant.

Cet état d’esprit vous correspond-il ?

Notre jeu est basé sur le déplacement, donc les coachs nous demandent d’envoyer du jeu. C’est sûr que ce n’est que du bonus pour les ailiers et les arrières. Malgré tout nous devons rester prudents pour ne pas tomber dans l’excès inverse, en envoyant du jeu quand les conditions ne le permettent pas, ce qui nous est arrivé à plusieurs reprises la saison passée. Mais de manière générale, depuis deux ans la politique du club c’est de proposer un gros volume de jeu, pour se faire plaisir sur le terrain et faire lever le public.

La saison passée vous démarrez le championnat par cinq défaites. Comment préparez-vous ce premier bloc ?

Nous avons traîné ces défaites comme un boulet toute la saison, donc cette année nous espérons capitaliser un maximum de points sur le premier bloc. Nous avons besoin de faire un bon début de championnat, surtout avec l’été que nous venons de vivre. Nous avons énormément de frustration à évacuer.

À 29 ans vous faites partie des « anciens » et vos coachs vous décrivent comme un leader. Est-ce quelque chose qui vous tient à cœur ?

Nous avons une équipe jeune et je fais partie de ces joueurs avec de l’expérience et du vécu. Je dois être capable de conseiller les jeunes, de les cadrer et d’apporter un peu de sérénité au sein de ce groupe.

Et parlez-nous de votre relation particulière avec le CSBJ qui vous avez formé, jusqu’à votre départ e 2009 et votre retour la saison passée ?

Simplement, et comme beaucoup de personne ici : je vis pour ce club. Le CSBJ fait partie du patrimoine du rugby français et nous, les joueurs, devons continuer de faire briller ce club.

Seriez-vous parti du club en cas de descente, ou pire, de dépôt de bilan ?

Je me sens bien ici et je serais resté à Bourgoin quoi qu’il arrive.

Propos recueillis pas Pierrick Ilic-Ruffinatti

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