[Saga Pro D2] Petitjean : « Revivre ces émotions »

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    [Saga Pro D2] Petitjean : « Revivre ces émotions »
Publié le , mis à jour

Le demi d’ouverture et capitaine est fin prêt pour une nouvelle aventure en Pro D2 et s’attend à une saison difficile dans un championnat de plus en plus homogène.

Comment se sont passées la reprise et les retrouvailles avec vos coéquipiers ?

Nous étions tous super contents de nous retrouver. En fait, on s’est aperçus que ces quatre semaines se sont passées bien trop vite. Nous avions l’impression que seulement quinze jours s’étaient écoulés depuis la finale. Après, cela reste une reprise classique avec trois premières semaines de physique et de musculation. La dernière semaine a fait du bien car nous avons enfin retrouvé le ballon. Quant à l’intégration, il n’y a aucun problème puisque c’est le même effectif, donc c’est plus facile.

Justement, revenons sur la finale. Quatre semaines pour effacer la désillusion d’Ernest-Wallon, est-ce suffisant ? Étiez-vous très touché après la défaite du 4 juin ?

Nous avons tous été touchés car nous nous sommes écroulés sur la dernière marche. Nous sommes passés à côté de notre finale. Maintenant, physiquement nous avons récupéré, mentalement aussi je pense, mais c’est autre chose. Vivement que l’on reprenne les matchs car cela va nous faire le plus grand bien.

Quand on est capitaine d’un groupe qui vit plutôt bien d’une année à l’autre, où le changement s’articule autour de la jeunesse, quel message veut-on faire passer ?

Je n’ai pas besoin de parler beaucoup. Nous sommes tous conscients et contents de notre saison. Ce sont des moments qui sont à jamais gravés dans notre mémoire. Il est clair que nous allons essayer de revivre ces moments-là, revivre ces mêmes émotions.

Qu’est-ce qui va être le plus difficile cette année : confirmer, le fait d’être attendu, composer encore plus avec les jeunes ?

Cela fait maintenant plusieurs saisons que l’on joue le haut du tableau. Alors forcément, on va être beaucoup plus attendu. Nous devons donc confirmer notre dernière saison en étant meilleurs à l’extérieur. Je pense que c’est une saison charnière pour le club. Au Stade, notre force c’est notre stabilité. Il faut vraiment arriver à confirmer ce que l’on sait faire en intégrant au plus vite les jeunes dans nos systèmes. Toutes les équipes se sont renforcées car nous sommes dans un championnat de plus en plus homogène. Un petit club, cela n’existe plus. Le Pro D2 est un championnat très ouvert. Le début de saison sera très important et il faudra vite accrocher le bon wagon afin, ensuite, de passer une saison agréable.

Quels sont les objectifs cette année, tant sur le plan collectif que sur le plan personnel, comme être meilleur buteur par exemple ?

Personnellement, j’espère encore faire partie des meilleurs buteurs. J’ai conscience que si j’en suis là, c’est surtout grâce à mes coéquipiers. Ce sont eux qui me permettent d’enquiller les pénalités et j’espère que cela va continuer ainsi. De plus, j’ai eu la chance dans ma carrière de ne pas être blessé. Et ça aussi j’espère que cela va continuer. Sinon sur le plan collectif, même si c’est le président qui fixe les objectifs, nous irons chercher une demi-finale, mais ce sera très dur. Après, on joue pour aller au bout.

À 32 ans, vous êtes considéré comme le « papi » de l’équipe, avec Lotu Taukeiaho, Levan Datunashvili et Mathieu Lescure ? Quels sentiments cela vous procure-t-il ?

Cela fait très bizarre, d’autant que nous avons cette année beaucoup de jeunes de 20 ans et un peu plus. Les années défilent et on ne les voit pas. Mais une chose est sûre : je prends toujours autant de plaisir à jouer au rugby.

Par Jean-Marc Authié

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