Tout ça pour ça...

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Les filles de David Courteix, qui avaient plus une chance de médaille que les garçons, ont régressé par rapport à leurs résultats  en saison régulière. Cette sixième place est une déception.

La scène va sûrement rester dans leurs mémoires et dans les nôtres. On est dans le temps additionnel de la première mi-temps du quart de finale perdu face au Canada, les Bleues sont sur la ligne d’essai des Canucks et Pauline Biscarat décide d’aller chercher la ligne alors que le surnombre attend sur l’extérieur pour marquer un essai. La joueuse de l’équipe de France commet un en-avant en voulant aplatir. « Nous avons eu deux occasions où nous ne marquons pas. C'est un problème que nous avons rencontré lors des deux dernières saisons où nous avons eu l'habitude de nous compliquer la vie », blâmait la capitaine Fanny Horta. Les Bleues rentrent aux vestiaires sur le score de 5-5. Et viennent de gâcher une grosse munition, qu’elles regretteront par la suite car la bande à Fanny Horta s’inclinera au final 15-5.

 

« Énormément de déception car les joueuses se sont engagées énormément en croyant très fort à cette médaille. Honnêtement, j'y croyais aussi. Le fait d'avoir échoué dans cette conquête est forcément décevant mais ce match est à notre image, avec beaucoup d'engagement, nous sommes capables de réussir des choses compliquées et de rater des choses extrêmement simples pour moi. Le Canada a une maîtrise que nous ne sommes pas en mesure d'afficher. C'est certainement dû à l'immaturité, pas liée à l'âge mais à la découverte du haut niveau », déclarait le coach de l’équipe de France, David Courteix.

 

Anecdotique, mais la France, par rapport à sa saison, où elle a fini cinquième du World Sevens juste devant les USA, réalise une contre-performance. Ces mêmes Américaines contre qui elles ont perdu le match pour la... cinquième place du tournoi olympique.

 

Pas de leader 

 

Certes le projet du VII est assez récent, et en soi, une sixième place dans ce premier tournoi olympique de l’histoire n’est pas indécente. Mais force est de constater que lors de cette compétition, aucune joueuse de l’EDF n’est sorti du lot. Le forfait de Shannon Izar a fait du mal à cette équipe et même si Camille Grassineau a eu des fulgurences, cela n’a pas suffit à porter l’équipe vers le haut. L’Australie a Charlotte Caslick, la Nouvelle-Zélande Portia Woodman, le Canada Bianca Farella et nous... personne. Mais comme on le repète, c’est un projet en construction. Le VII se joue sur des détails que font les grandes joueuses et les filles de l’équipe de France n’ont pas sur faire la différence à ce niveau-là.

 

« Le 7, c'est un court-métrage, ça va très vite, avec un scénario qui s'écrit, dans un premier temps avec l'adversaire, et au fur et à mesure l'équipe qui met la main sur le scénario a le match dans la poche. Contre le Canada le scénario nous a échappé », concluait David Courteix après l'élimination.  

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