[SAGA TOP 14] Castres en mode olympique

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Publié le , mis à jour

Le club tarnais a placé sa rentrée sportive sous le thème de l’olympisme, dans l’optique de s’améliorer encore. Staff renforcé, recrutement ciblé, projet de jeu en évolution... le CO poursuit sa mue, et espère bien être plus performant que l’année dernière...

Castres se situe à 8 728 kilomètres de Rio de Janeiro et de ses jeux Olympiques et pourtant, la sous-préfecture du Tarn n’a jamais semblé si proche de la cité olympique. Pourquoi ? Parce qu’en cet an II de sa nouvelle ère, le club castrais a choisi l’olympisme comme thème de saison : « Nous devons devenir les Olympiens de Castres », pose le manager tarnais Christophe Urios. On ne peut alors s’empêcher de penser à la fameuse devise olympique de Pierre de Courbetin : « Citius, altius, fortius », « plus vite, plus haut, plus fort ». Hasard ou coïncidence, celle-ci convient à merveille pour décrire les axes de travail et du recrutement du CO cette saison : quête perpétuelle de la vitesse, recherche de hauteur en touche et ajout de puissance au pack, qui n’est autre que l’alpha et l’omega du rugby moderne : « Un autre axe fort de notre recrutement était le rajeunissement de l’effectif, et son oxygénation. Numériquement, nous sommes légèrement moins nombreux mais c’est mieux. Sur le plan qualitatif, le groupe est plus homogène et plus performant que celui de l’année dernière. Derrière, nous avions besoin de vitesse et de polyvalence pour être capable d’enchaîner les rencontres de haut niveau tout en gardant de la fraîcheur », complète Urios qui fait ici référence à la Champions Cup dans laquelle le CO affrontera le Leinster, Northampton et Montpellier. La saison passée, le CO avait atteint son objectif de qualification en Top 14. Mais aujourd’hui, la page est tournée. Et tout est à refaire.

« Ne cesse jamais d’y croire »

Progresser, encore et toujours. Pour ce faire, le plan du staff porte sur deux points. Le premier est la cohésion : « Attention, cela ne porte pas que sur la cohésion entre les joueurs. Ça, c’est la base. Nous voulons parler de la cohésion entre l’ensemble du staff et les joueurs. Celle-ci doit être à toute épreuve. » Le second, c’est le travail : « Développer la culture du travail pour faire toujours mieux. Dans la vie, on n’a jamais fini de devenir meilleur », insiste Urios. Pour mieux travailler, le CO s’est renforcé et notamment sur le plan de la préparation physique. Laurent Arbo et Marc Milhau partis, Vincent Giacobbi (Saracens), Grégory Marquet (Stade toulousain) et Julien Rebeyrol-Brimeur (Carcassonne) ont rejoint Mourad Abed, déjà en poste. « Aujourd’hui, je me sens parfaitement encadré. Nous avions besoin de ces gens qui ont connu le haut niveau, et les compétitions européennes. Nous sommes tous là pour la même chose, c’est-à-dire la performance du groupe, et non pour nos carrières individuelles. » Le magicien all black Sitiveni Sivivatu est devenu consultant skills : « Siti a une feuille de route, avec des joueurs et des compétences spécifiques identifiées. » Un troisième kinésithérapeute a également été recruté : « Nous avons encore franchi un cap dans la professionnalisation sur le plan médical et nutritionnel », conclut Urios.

Jeudi, nous avons eu l’occasion de mesurer ces changements en nous rendant dans l’antre du CO, sur la plaine du Lévezou. Réunis sur le terrain et équipés de GPS pour une séance rugby axée sur le thème de la vitesse, les Castrais se chamaillent devant l’écran de Julien Rebeyrol pour savoir qui court le plus vite, le plus longtemps, ou produit le plus grand nombre d’accélérations. « 29,6 km/h en pointe, c’est Rory qui gagne pour l’instant ! », lance Rebeyrol aux trois-quarts. Mais en termes d’activité, c’est le flanker Mathieu Babillot qui affole les compteurs… « Lui, il m’impressionne. Il a tout pour percer cette année », nous glisse Romain Teulet. Une fois la séance terminée, le directeur sportif du CO s’approche nous tend une photo : « Tu veux connaître le leitmotiv de notre saison ? Tiens… » Celle-ci représente le stade Vicente Calderon, antre du club de foot de l’Atletico de Madrid un soir de Ligue des Champions. Le stade est comble, et les supporters y ont déployé quatre immenses tifos sur lesquels on peut lire ces quatre mots sacrés : « Nunca dejes de creer » : « Ne cesse jamais d’y croire ».

Simon Valzer
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