Boudjellal lance la contre-attaque

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    Boudjellal lance la contre-attaque
Publié le , mis à jour

La sanction infligée par la DNACG au RCT pour dépassement de salary cap a provoqué la colère du président toulonnais. Dans son viseur : la ligue, le cabinet deloitte ou encore Paul Goze.

Le communiqué est tombé ce mercredi, sur les coups de 15 heures : « À l’issue du contrôle réalisé par le cabinet Deloitte relatif au respect du salary cap […] lors de la saison 2014-2015, le Bureau de la LNR a saisi le 28 juin 2016 le Conseil Supérieur de la DNACG du dossier du RC toulonnais. Après audition du Club le 19 juillet, le Conseil Supérieur de la DNACG a constaté un dépassement du Salary Cap autorisé pour la saison 2014-2015 et a décidé en conséquence de prononcer à l’encontre du RC Toulonnais une amende de 100 000 euros. Cette décision est susceptible d’appel devant la Commission d’appel financière de la FFR. »

Mourad Boudjellal, en vacances en Floride, a livré sa première réaction sur midi-olympique. fr quelques minutes après cette annonce : « Je n’étais même pas allé devant la commission. Je savais que les dés étaient pipés d’avance et que la DNACG allait taper. » Dans le fond, le président varois reproche « la subjectivité, concept pourtant interdit en droit » du mode de calcul utilisé. Ainsi, les salaires de trois de ses joueurs (Mamuka Gorgodze, Frédéric Michalak et Maxime Mermoz) auraient été réévalués par le cabinet : « Ils ont réussi à nous augmenter la masse salariale d’un million d’euros. »

« Toulon ne débutera pas le Top 14 si… »

Dans une colère froide, l’homme fort du RCT égratigne Paul Goze, pour ne pas avoir payé les droits à l’image de Mermoz du temps de l’Usap, et annonce son intention d’interjeter appel. Mais pas seulement. Dans son style caractéristique, il amorce la contre-attaque et brandit les premières menaces. « La situation est simple aujourd’hui : Toulon ne démarrera pas le championnat tant que la Ligue n’aura pas validé tous les contrats actuels. S’ils ne sont pas tous validés, il faudra que j’en enlève. Sinon, à la fin de chaque année, je vais me retrouver avec des montants de salaires revalorisés, un dépassement de salary cap et une amende à payer… Je ne peux pas vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. »

En filigrane, Mourad Boudjellal poursuit sa lutte contre les instances du rugby : « D’un côté, c’est une très bonne décision. Elle va nous permettre d’aller devant les tribunaux civils pour voir s’il est possible que l’on réévalue ainsi le montants de nos contrats. Je vais aussi prochainement solliciter la Ligue via mes avocats pour obtenir le rapport du cabinet Deloitte. Ensuite, je rendrai tous leurs chiffres publics pour les confronter à la réalité afin que tout le monde comprenne. »

L’ancien magnat de la BD entend décridibiliser l’action du cabinet en question, commissaire aux comptes de la LNR, soupçonné d’être le même que celui de l’ASMCA. « C’est lié à Michelin », affirme-t-il. Dans sa volonté de faire bouger les lignes, le président varois en vient même à envisager une possible candidature à la présidence de la LNR, au fonctionnement et à l’économie jugés archaïques. Paul Goze, raillé pour ses actions à la tête de l’Usap comme pour sa prétendue inaction au sommet de la LNR, est tout particulièrement dans son viseur. Avec cette sanction, la DNACG a visiblement sorti Mourad Boudjellal de son ramadan médiatique. La contre-attaque vient juste de commencer.

Vincent Bissonnet
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