[Saga ProD2] Taulanga, « nous voulons faire mieux que l’an dernier »

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    [Saga ProD2] Taulanga, « nous voulons faire mieux que l’an dernier »
Publié le , mis à jour

Discret dans la vie mais omniprésent sur les terrains, Haisini Taulanga s’apprête à entamer sa septième saison au club. Le puissant troisième ligne tonguien espère bien goûter de nouveau au Top 14.

Pouvez-vous nous rappeler votre parcours rugbystique ?

J’ai commencé à jouer au rugby à l’école, avant de partir à 18 ans en Nouvelle-Zélande. Je suis ensuite revenu au Tonga et en 2006, je suis arrivé en France. J’ai d’abord joué à Marseille, puis à Lourdes en Fédérale 1 avant de signer à Mont-de-Marsan en 2010.

Vous entamez votre septième saison au Stade montois, cela suppose que vous vous sentez bien ici ?

Je m’y sens très bien. Ce club, c’est comme une famille. Il y a une très bonne ambiance entre joueurs, la ville et la région sont agréables. Sur le plan du rugby, j’ai la chance d’avoir croisé de très bons entraîneurs, que ce soit Marc Dal Maso et Stéphane Prosper à mon arrivée ou David Auradou et Christophe Laussucq aujourd’hui. Il y a aussi pas mal de joueurs de l’hémisphère Sud dont je suis forcément proche. C’est un club qui me convient parfaitement.

Comment expliquez-vous la régularité de vos performances, cela vient-il de qualités particulières ?

Je ne crois pas. Quand on joue avec de très bons joueurs, il faut beaucoup travailler pour se mettre à leur niveau. C’est ce que je fais. J’aime m’entraîner, me préparer sérieusement sur le plan physique, pour ne pas décevoir la confiance placée en moi, c’est peut-être l’explication.

Vous n’avez jamais porté le maillot des Tonga, est-ce un regret ?

J’aurais pu être sélectionné en 2012, après notre finale de Pro D2 gagnée face à Pau, et l’année suivante aussi. Le sélectionneur de l’époque m’avait appelé, mais j’avais besoin de vacances et de repos après des saisons longues et fatigantes. Être sélectionné pour son pays, c’est important, mais pour moi, le plus important, c’est le club. C’est grâce à mon statut de professionnel que je peux aider ma famille.

Comment jugez-vous le groupe montois à quelques jours du début du championnat ?

Je crois que nous avons pas mal d’atouts pour bien figurer. Le groupe est étoffé, homogène, le recrutement semble intéressant et nous gardons l’ossature de la saison dernière. On peut espérer faire de bonnes choses.

Depuis deux ans, le Stade montois est tout proche de la montée, cette saison sera-t-elle la bonne ?

Je l’espère. Nous travaillons très fort pour cela. La saison dernière, nous avons très bien fini, mais nous avons démarré un peu trop tard. Le début de saison a été compliqué par des blessures et un calendrier pas vraiment favorable. Nous en avons tiré les leçons et nous allons tenter d’être plus réguliers et de mieux commencer. Notre premier bloc n’est pas forcément facile, mais si nous le négocions bien, on sera sur la bonne voie. Nous voulons faire mieux que l’an dernier.

Quels seront, selon vous, les adversaires les plus dangereux ?

C’est difficile à dire car chaque année le niveau du championnat s’élève. Toutes les équipes sont très proches et ont de l’ambition. Et comme le Pro D2 est une compétition longue, exigeante et de plus en plus serrée, il peut y avoir des surprises. Mais je pense que Biarritz, Oyonnax, Agen ou Perpignan sont des favoris logiques. Tout comme Aurillac qui est très régulier depuis plusieurs saisons.

Vous êtes sous contrat avec le Stade montois pour deux saisons encore. Vous aurez alors 33 ans, votre carrière se terminera-t-elle ici ?

Je ne sais pas, il faudra voir à ce moment-là si je suis capable de continuer, si je suis toujours compétitif physiquement, si je n’ai pas perdu trop de vitesse. Mais ce qui est certain, c’est que j’aimerais goûter de nouveau au Top 14 avant d’arrêter.

 

Par Pierre Baylet

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