« Concentrés sur notre performance »

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Publié le , mis à jour

Le vice-capitaine et troisième ligne de l’australie, Michael Hooper s’exprime sur la préparationet le fait que les joueurs wallabies n’ont pas joué depuis cinq semaines.

En préparation de la première manche de la Bledisloe Cup, les Wallabies ont participé à une journée pour les fans. Ambiance bon enfant qui permet aux supporters d’échanger directement avec leurs idoles et de multiplier les photos. Mais c’est aussi l’occasion de s’entretenir avec le vice-capitaine des Australiens. Un Michael Hooper décontracté et très à son aise au milieu des enfants en quête d’autographes.

Où en êtes-vous de votre préparation pour ce premier test contre la Nouvelle-Zélande ?

La préparation a été excellente avec une météo superbe et de très bonnes conditions d’entraînement dans un lieu inhabituel pour nous (les Wallabies étaient toute la semaine dernière à Gosford, petite ville située à une heure de route de Sydney, N.D.L.R.). Nous avons travaillé dur aussi bien sur, qu’en dehors du terrain et je crois que nous avons retiré beaucoup d’enseignements.

Est-ce que l’absence de matchs risque d’être un handicap pour l’Australie ?

C’est vrai que nous n’avons pas joué beaucoup depuis un mois. Hier, j’étais avec les gars et on se disait que nous n’avions pas joué au rugby depuis une éternité. Mais les séances d’entraînement ont été dures. Cheiks (Michael Cheika, l’entraîneur des Wallabies) nous a fait travailler dur sur ces collines. On a aussi eu des sessions de rentre-dedans. Physiquement, nous sommes au point. C’est le milieu de la saison pour nous et on a donc déjà fait beaucoup de physique. Maintenant nous avons envie de jouer.

Comment se passent les entraînements ? Est-ce que l’équipe est arrêtée ?

Nous nous sommes entraînés avec deux équipes mixtes, travaillant des combinaisons variées. C’est une bonne chose de devoir se battre pour gagner sa place dans l’équipe et tout le monde a envie d’en être. Niveau contenu, nous avons travaillé dur après la déception du mois de juin. On se doit une revanche autant pour nous que pour nos supporters. Nous faisons de gros efforts à l’entraînement. L’équipe est concentrée sur sa performance et le jeu que nous voulons mettre en place ce week-end. Ces deux dernières semaines, toute l’attention s’est portée sur ce que nous devions faire pour nous mettre en position de gagner. Lors des tests de juin, nous n’avons pas été bons et très loin des standards que nous nous imposons. Il nous fallait rectifier certains aspects de notre jeu et de notre technique individuelle.

Justement, que vous apporte un homme comme Mick Byrne (nouveau skills coach des Wallabies après quatre ans au chevet des All Blacks) ?

Mick est un type fantastique. Il a une façon de simplifier les différents gestes du rugby moderne. Il a décortiqué notre jeu et identifié les phases où nous pouvions rapidement apporter des changements avec un œil sur le long terme, au niveau de la technique individuelle. C’est rafraîchissant d’avoir un autre point de vue sur notre jeu et notre approche.

Après avoir revu les trois tests de juin, allez-vous apporter des changements dans votre approche tactique ?

Il nous faut pouvoir exécuter les moindres gestes techniques à la perfection et être au top physique. Je fais confiance aux entraîneurs pour nous donner le plan de jeu le plus adapté pour battre les Néo-Zélandais. Encore une fois, c’est notre niveau d’exécution des gestes techniques qui a largement contribué à nos mauvais résultats de juin.

Vous avez récupéré un contingent de joueurs opérant en France. Comment jugez-vous leur apport ?

Les vieux reviennent ! Ils contribuent à élever la moyenne d’âge du groupe. Plus sérieusement, ils amènent énormément d’expérience et un point de vue unique sur le rugby. Ils ont envie de porter le maillot des Wallabies et être partie prenante de ces Four-Nations.

Le rôle des leaders a été mis en cause lors de la série de tests contre l’Angleterre et durant le Super Rugby. Qu’en est-il ?

Tout le groupe de leaders (Moore, Hooper, Pocock, Horne) n’a qu’un objectif, celui de grandir dans ce rôle. Nous sommes sur la bonne voie mais l’apport de joueurs basés en France est énorme, que ce soit sur le terrain ou en dehors. Nous apprenons constamment.

L’arbitrage a aussi été mis en cause…

Oui, c’est un aspect que nous devons travailler. Je crois que nous avons amélioré notre discipline au fil de la série de tests mais il nous faut faire des efforts comme on l’a vu en Super Rugby. À nous de faire passer le bon message aux arbitres. Ces derniers ont un rôle ingrat à jouer et il nous faut travailler avec eux sur le terrain pour que tout le monde puisse produire un grand spectacle. Mais c’est dur. Pris dans des matchs de haut niveau, votre cerveau travaille à cent à l’heure et il faut savoir comment réagir au bon moment et avec le bon message. Nous apprenons

encore.

Un mot sur vos adversaires. Le groupe néo-zélandais a subi de nombreux changements avec la perte de joueurs charismatiques. Est-ce que l’approche du match est différente ?

Absolument pas. Nous jouons ces « types » très souvent donc on connaît leurs qualités et leur réservoir. Nous savons qu’ils continueront à sortir de grands joueurs donc pas besoin de se dire que ça sera plus facile sans les McCaw, Carter, Nonu ou autre Smith. Il nous faut nous concentrer sur notre propre jeu.

Propos recueillis par Jacques BROQUET

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