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Le club varois, valeur sûre de la division, connaît du changement cet été avec l’arrivée de nouveaux présidents et de nouveaux entraîneurs. Et l’ambition de franchir un cap est bel et bien là.

«Il faut que tout change pour que rien ne change. » Le propos de l’écrivain italien Giuseppe Lampedusa dans son œuvre majeure « Le Guépard » résonne comme un écho à la situation que vit à l’intersaison le club de La Seyne-sur-Mer. Tenu en échec l’an dernier aux portes des quarts de finale de la Fédérale 1 par le futur finaliste, Valence d’Agen, l’US seynoise repart pour une nouvelle aventure avec de nouvelles têtes à son bord. Au cœur de l’hiver, un triumvirat de présidents s’est préparé à la succession de Thierry Murie (engagé aux côtés de Bernard Laporte dans la campagne pour la présidence de la FFR) et de Patrick Philibert. Pour Philippe Sintes, nouveau président en charge du sportif (accompagné de Dominique Laboroi et Guillaume Capobianco), cette nouvelle saison sera marquée « du sceau de l’ambition ». « Nous arrivons dans un club qui a connu, avec Martial Cottin et Manu Prospero, les phases finales quatre fois en six saisons. Il s’agira de faire aussi bien… », tempère dans un premier temps, avec humilité, Manu Boutet, le nouvel entraîneur des arrières, débarqué avec son acolyte Stéphane Aureille des espoirs du Rugby Club toulonnais.

Les nouveaux coachs seynois, forts de leurs expériences précédentes (trois demi-finales en quatre ans avec les jeunes Toulonnais) ne s’interdisent pourtant pas de rêver plus haut. La Seyne se retrouve dans une poule « hétérogène », selon l’entraîneur des avants Stéphane Aureille, où elle aura son mot à dire. En effet, les Seynois ont stabilisé un effectif qui a peu bougé à l’intersaison. Certes, des cadres sont partis (Carrat et Charlier sont allés rejoindre leur club formateur de Provence Rugby, Dimitri Jean-Étienne est parti jouer en poule élite à Bourg-en-Bresse, Willem et Boulay ont pris leurs retraites) mais neuf nouvelles recrues ont rejoint les rangs varois. De jeunes joueurs d’expérience qui arrivent d’horizons divers et variés (Carcassonne, Bayonne, Lille, Nice, etc.) dont certains sont passés entre les mains des deux entraîneurs… chez les espoirs du RCT. Comme Nicolas Garcia qui revient de Lille ou encore le demi de mêlée Thomas Sonetti de retour de Nice, et ancien capitaine des espoirs des Rouge et Noir.

Entre tradition et modernité

La Seyne-sur-Mer compte aussi s’appuyer sur ses cadres « éternels » que sont Julien Capdeillayre, troisième ligne et capitaine de devoir, ou encore Frédéric Arniaud, le papa des lignes arrière. Le club pourra aussi se servir des compétences précieuses de son directeur sportif, Marc de Rougemont. L’ancienne gloire du RCT des années 1990, et international français (13 sélections), va jouer un « rôle important pour nous aider à franchir un cap » souligne Philippe Sintes. De Rougemont va, à la demande des deux nouveaux coachs, apporter son expertise dans le secteur de la mêlée, symbolisant ainsi la volonté d’un club qui « n’entend pas galvauder son héritage et ses vertus de toujours, à savoir celles de l’engagement », note Manu Boutet. Un engagement qu’il faudra, comme à chaque fois, tempérer. « Nous comptons aussi mettre en place un rugby avec un gros volume de jeu et du mouvement », assène Boutet.

Rendez-vous est pris le 18 septembre à Castanet pour la première levée de la Fédérale 1 pour voir si le changement a du bon.

Union sportive seynoise

Date de création : 1902

Nombre de licenciés : 510

Plus haut niveau atteint : Excellence (deuxième division, années 30)

Palmarès : champion de France Troisième Division (1977), Honneur (1976)

Budget : 1,15 million d’euros

En 2015-2016 : Fédérale 1, 4e de la poule 4, éliminé en 8e de finale du championnat de France par Valence d’Agen

Par Enzo Diaz

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