Bilan : la 1ere journée de Top 14

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    Bilan : la 1ere journée de Top 14
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C’était le grand retour du Top 14 ce week-end, Paris et Toulouse ont fait une belle impression. En revanche,  Grenoble et le Lou ont déçu.

Joueur du week-end : Yoann Huget

 

Le Toulousain Yoann Huget effectuait son grand retour sur les pelouses du Top 14 samedi soir, face à Montpellier, onze mois derrière sa grave blessure au genou lors du match d’ouverture des Bleus à la Coupe du monde 2015. « Il me tardait de retrouver les terrains, expliquait-il dans nos colonnes vendredi. Je ne me suis pas imaginé quelconque scénario pour cette reprise. Mes sensations sont plutôt bonnes. » Il était attendu, Yoann Huget a répondu présent. Positionné à l’arrière en l’absence de Maxime Médard, l’habituel ailier a donné le sentiment de n’avoir jamais été éloigné de la compétition. Toujours aussi généreux, il est apparu tranchant et audacieux, n’hésitant pas à remonter plusieurs ballons depuis le fond du terrain et déchirant à plusieurs reprises le rideau défensif héraultais. On le savait sanguin et Huget fut chaud dans tous les sens du terme samedi soir. C’est ainsi qu’il s’est même frictionné quelques fois avec ses adversaires montpelliérains. De l’envie, du talent et des jambes... Bref, du Huget dans le texte. 

 

Match du week-end : Bayonne - Toulon

 

Pour son retour en Top 14, Bayonne s’est offert le scalp de Toulon à Jean Dauger 28-23. Dans un match rythmé, les Bayonnais ont bousculé les Varois en produisant du jeu devant un public entièrement Bleu et Blanc. Grégory Arganese par deux fois et le capitaine Jean Monribot ont marqué les essais basques. Pour Toulon, c’est l’ancien bayonnais Charles Ollivon qui ont marqué et Romain Taofifenua pour les Varois. Le promu ne compte pas se laisser faire. On aurait pu mettre La Rochelle-Clermont qui s’est terminé sur le score de 30-30.

 

L’équipe en hausse : Stade Toulousain

 

Le match contre Montpellier avait tout du match piège et les Stadistes l'ont très bien géré. 20-12 score final, une victoire méritée. La première mi-temps de cette rencontre a donné lieu à une opposition de style, dans la droite lignée de la saison passée. D’un côté, des Toulousains entreprenants et créatifs, n’hésitant pas à relancer des ballons depuis leur propre camp, mais parfois trop maladroits pour amener de la continuité. D’un autre côté, des Montpelliérains toujours aussi puissants et efficaces dans l’axe. À ce petit jeu, les Stadistes ont rapidement pris l’avantage grâce à l’essai d’Alexis Palisson dès la 10e minute. Mais le jeu de destruction massive du MHR a permis à l’ouvreur Benjamin Botica de glaner plusieurs pénalités. C’est ainsi qu’à la 44e minute, il offrait aux siens de repasser devant leurs adversaires (12-10). Surtout, pour une première journée de Top 14, il n’y avait là aucune retenue. à tel point que les impacts étaient extrêmement rudes, les hommes d’Ugo Mola étant préparés au défi proposé par les Héraultais. Voilà comment ils ont su rapidement réagir dans le deuxième acte. D’abord un coup de pied de Sébastien Bézy (49e) puis un deuxième essai de Florian Fritz (53e) et le Stade s’assurait un succès mérité (20-12). La seule frustration des locaux vient du fait que le point de bonus offensif leur tendait les bras sur une pénaltouche (78e). Mais ces derniers étaient sanctionnés.

 

 

L’équipe en baisse : Grenoble

 

Quelle mauvaise performance de la part des hommes de Bernard Jackman. Près de 60 points encaissés face au Stade Français et une défaite qui fait mal à la tête. D’ordinaire, Grenoble n’est pas l’équipe la plus performante à extérieur. Mais qui dit nouvelle saison, dit nouvelle ambition. Et démarrer de cette façon... Pour sa première sortie officielle de manager principal, Bernard Jackman avait sans doute imaginé un tout autre scénario. Peut-être même rêvait-il d’un troisième succès de rang sur la pelouse du Stade français ? Las, lui, le nouveau patron du rugby grenoblois, arrivé dans l’Isère en 2011 flanqué du statut de spécialiste de la défense, a vu son équipe subir une lourde défaite (54-20) sur la pelouse du stade Jean-Bouin. Une véritable gifle, ponctuée de cinq essais. Un revers aux airs de « déjà-vu ». L’an passé, le FCG avait conclu sa saison par une humiliation infligée à domicile par le Stade toulousain (14-53)

 

 

Le geste :

Le Racing a perdu à Bordeaux (15-9). Dan Carter n’a peut-être pas fait le plus grand match de son énorme carrière. Mais l’ancien demi d’ouverture des All Blacks a quand même impressionné le public du Stade Chaban-Delmas quand à la vingtième minute, l’ailier bordelais Nans Ducuing a intercepté le ballon avec un boulevard de 70 mètres devant lui. Ducuing a donné tout ce qu’il pouvait pour aller à l’essai, mais à mesure qu’ils se levaient pour encourager leur poulain, les 22000 personnes ont vu Carter sprinter pour revenir inexorablement sur lui pour le reprendre, le mettre au sol, le relâcher et se remettre sur ses appuis, tout ça pour pouvoir en toute légalité essayer de gratter le ballon. Du grand art défensif pour un joueur d’abord connu pour ses qualités de chef d’orchestre.

 

 

Le fait :

 

C’était une grande première pour lui. à la 19e minute, le trois-quarts centre international du Stade toulousain, Gaël Fickou, a déposé le ballon sur le tee à plus de cinquante mètres des perches montpelliéraines. Jusque-là, il n’avait jamais tenté une pénalité de sa carrière en Top 14. « Je me rappelle qu’il en avait tapé une en Argentine avec l’équipe de France en juin mais il était passé juste en-dessous des poteaux », explique Sébastien Bézy. Cette fois, elle est passée au-dessus et il a inscrit ses premiers points au pied en championnat. Alors que l’habituel buteur longue distance de Toulouse, Florian Fritz, purgeait un carton jaune à cet instant, Fickou a su prendre ses responsabilités. « Il a commencé à bosser au Mondial avec Romain Teulet et, depuis, il s’entraîne », poursuit Bézy. « On cherche des buteurs longue distance, reprend Jean-Baptiste Elissalde. Florian Fritz fait trois pénalités par an (sourires). Gaël, ça lui plait, il bosse dessus mais débute dans ce domaine. » Comme le prouve son échec, dans les mêmes conditions, à la 74e minute. Mais cela reste une belle promesse pour l’avenir du Stade... et des Bleus.

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