Ligue : Boudjellal passe à l'attaque

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    Ligue : Boudjellal passe à l'attaque
Publié le , mis à jour

En juillet, il avait évoqué sa candidature à la présidence de la LNR. Mourad Boudjellal a converti ses paroles en actes et s'en va défier Paul Goze. Avec l'intention de faire bouger le système.  

"Je souhaite que René Bouscatel se présente à la présidence de la LNR face à Paul Goze. Il peut faire changer les choses. Sa candidature aura le mérite d'instaurer un débat d'idées. Et si aucun candidat n'ose affronter Paul Goze, moi j'irai, même si je sais que je n'ai aucune chance." Le 18 juillet dernier, dans les colonnes de Midi Olympique, Mourad Boudjellal avait évoqué sa possible candidature à la présidence de la LNR.

Depuis, le président toulonnais est parti en vacances à Miami, s'est lancé dans un nouveau combat contre le salary cap et a mûri sa réflexion en constatant l'inaction de ses confrères. La semaine dernière, l'homme fort du RCT est finalement passé à l'acte et a envoyé son courrier au siège de la Ligue pour postuler à la place actuellement occupée par Paul Goze. Par-delà la volonté de prendre en mains les destinées du rugby professionnel, Mourad Boudjellal entend profiter de ce coup politique pour donner une résonance à ses combats. Ils sont légion : outre la réforme du salary cap, jugé arbitraire, il veut monétiser la formation, libéraliser l'économie du Top 14, optimiser sa rentabilité et revoir les conditions de mise à disposition des internationaux. Pour l'heure, il est le seul à se présenter face à l'ancien président de l'Usap et devrait le rester.

Paul Goze dans le viseur

La date de dépôt des candidatures, fixée au 2 septembre, se rapproche et personne d'autre n'avance ses pions. D'ici le 4 octobre, date de l'assemblée générale élective de la LNR, l'ancien magnat de la BD va s'évertuer à faire bouger les lignes et à alimenter le débat. Tout en ne manquant pas d'envoyer des piques à son adversaire, comme il y a deux semaines, sur notre site, quand il évoquait les rémunérations de Maxime Mermoz : "Il m'est reproché d'avoir donné une prime de finale au joueur. Mais c'est lui-même qui me l'a demandé car il avait des difficultés liées au fait que son précédent employeur n'avait pas payé ses droits à l'image. Qui était-il ? C'était l'Usap avec Paul Goze à sa tête. D'ailleurs, Maxime est allé devant les tribunaux à ce sujet et a eu gain de cause. La même personne qui n'avait pas payé son joueur me punit aujourd'hui pour l'avoir surpayé." Ca promet !

 

 

Vincent Bissonnet
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