Bis repetita ?

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    Bis repetita ?
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Les Montpelliérains ont rendu une pâle copie face aux hommes de Mola. Bousculés dans le défi physique par les Rouge et Noir, les Héraultais n’ont pas trouvé de solutions dans le jeu pour assurer le point de bonus défensif.

«Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Le physicien et chimiste français, Antoine Lavoisier, l’a démontré dans sa loi de conservation des masses. dans chaque expérience, un certain nombre d’éléments se conservent. et en quittant le stade Ernest-Wallon, samedi soir, pour la première journée de top 14, c’est le sentiment que nous avons eu en observant le jeu proposé par les montpelliérains. fidèles à leur ligne directrice de la saison passée, qui les a amenés en demi-finale de championnat et jusqu’au sacre européen, les avants héraultais ont entretenu leur réputation et leur jeu de destruction massive. mais face à toulouse, l’avant-garde s’est fait prendre à son propre jeu. sur le plan physique notamment où les toulousains ont réussi à prendre le dessus « On a été bousculé, toulouse nous a souvent fait reculer. on n’a pas été assez réactif sur notre défense en touche, pas assez agressif en bas. les toulousains ont réussi à avancer sur les mauls, nous non. je pense qu’on était trop juste physiquement », avoue le capitaine du soir, kélian galletier. même avec des fondamentaux contestés, montpellier n’a pas su trouver d’alternatives aux problèmes. malgré quelques fulgurances dans le jeu implusées par jesse mogg, françois steyn ou paul willemse qui ont réussi à franchir les lignes, les hommes de white ont du mal à inquiéter les rouge et noir dans le jeu, particulièrement dans le deuxième acte « Tout le monde sait qu’on a un jeu assez frontal. les équipes nous attendent et sont bonnes dans l’épreuve physique. on a encore du travail à effectuer pour créer plus d’incertitudes dans le camp adverse », assure benjamin fall avant d’ajouter : « Ca n’a pas été du grand rugby. on a été trop approximatif dans notre jeu avec ballon, dans nos déplacements et nos sorties de camp. à partir de là, ça devient difficile de gagner un match. »  

Des recrues pour du changement

En voyant le tableau des recrues, on aurait tendance à croire que le technicien sud-africain ait des envies de changement. Avec les arrivées de Nadolo, Tomane, Botica et Dumoulin, les Montpellliérains ont décidé de miser sur des « joueurs de ballons ». Connus pour leur puissance redoutable dans l’hémisphère Sud, Nadolo et Tomane n’en sont pas moins des techniciens aguerris. Tout comme l’international Alexandre Dumoulin et l’ancien ouvreur des Harlequins, Benjamin Botica tous deux reconnus pour leur efficacité dans le jeu. « On a choisi ces joueurs pour changer notre ligne d’attaque et renforcer notre approche dans le jeu. L’an passé, pour la première année d’exercice, on n’a pas fait pas de miracle : il fallait assurer les fondamentaux, assurer la défense, l’occupation », admet White. Pour le premier match sous leurs nouvelles couleurs, Dumoulin et Nadolo n’auront pas brillé faute de ballons touchés durant la rencontre. De son côté, le Néo-Zélandais Botica aura assuré au pied avec un cent pour cent de réussite. Le week-end prochain, les Montpelliérains accueilleront Clermont. Une autre équipe qui aime tenir le ballon pour un deuxième match d’envergure dans lequel le MHR pourrait proposer de nouvelles choses.

 

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