Porté par ses recrues

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    Porté par ses recrues
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Après avoir été en infériorité numérique très tôt dans le match, Castres a trouvé les ressources pour arracher ce premier succès à la maison. Les recrues ont été très en vue, Robert Ebersohn en tête.

La dernière fois qu’une équipe a été réduite à quatorze contre quinze dès le premier quart d’heure de jeu, c’était lors de la finale du Top 14 2015-2016 et elle a soulevé le Bouclier de Brennus par la suite... Contre la Section paloise, Castres a aussi gagné mais n’a pas encore l’air d’un champion de France, loin de là. Cette victoire, obtenue courageusement, peut lancer la saison des Tarnais. Et si le CO veut jouer les premiers rôles cette année, il va falloir en revanche gommer ce problème d’indiscipline. Alors, il est vrai, que dos au mur, après ce carton rouge stupide pris à la seizième minute par leur leader, Rory Kockott, le CO a peut-être eu le bon déclic. Et est revenu à un rugby porté par ses fondamentaux. Mais surtout par ses recrues qui ont bonifié le jeu des hommes des Bleu et Blanc. « On n’a pas eu beaucoup de temps pour se préparer c’est paradoxal. Mais les recrues s’intègrent bien et le projet de jeu mis en place commence à prendre forme. En première mi-temps on savait qu’on avait plus de neuf, et en deuxième un trois-quarts de moins. Cette victoire allait passer par les avants. On les a poussés à la faute », déclarait le nouveau venu Loic Jacquet à la fin du match.

Le leader Ebersohn ?

Christophe Urios l’avait dit avant la rencontre « la chance ça n’existe pas » et face à Pau, le CO n’a pas eu besoin de chance mais de leaders, de courageux guerriers. En figure de proue, le centre sud-africain Robert Ebersohn. L’ancien Monptélliérain a été présent sur tous les fronts et réussi sa première sous le maillot tarnais. Intraitable en défense, il a aussi été un poison pour les Palois, perçant à plusieurs reprises la ligne de défense béarnaise « J’ai de bons repères, cela a vraiment été un super match, j’essaie d’apporter mes qualités au groupe », confiait l’intéressé. De la vitesse, de la force de percussion, et une qualité de passe après contact non-négligeable. Va-t-il prendre le leadership de la base arrière de l’équipe tarnaise ? Ça va être intéressant à suivre. En tout cas le manager à l’air déjà convaincu : « Je suis très content de l’avoir récupéré, je savais que c’était très bon joueur et j’ai découvert que c’était un leader. Pas un leader qui gueule, mais un qui parle aux oreilles des autres. Contre Pau, il a été d’une excellente aide à Urdapilleta. » La bonne nouvelle pour le CO, c’est que le Sud-Africain peut jouer douze ou treize, une polyvalence qui ne manquera pas de faire son effet lorsque les matchs vont s’enchaîner.

La combinaison Ebersohn en premier centre et Combezou en second a été performante. Ils ne partent pas dans l’inconnu, les deux trois-quarts se sont côtoyés à Montpellier lors de la saison 2013-2014. « Thomas est un très bon joueur, il me parle beaucoup, et il est d’une aide précieuse en défense et attaque. Nous sommes cinq à ce poste et il y a une concurrence saine. Je remercie Christophe pour sa confiance », confie l’ancien joueur des Cheetahs. En toute humilité, il est revenu très modestement sur sa première prestation : « C’est le type de match que j’aime, on ne s’est pas facilité la tache. Cela montre les valeurs d’une équipe. Je suis très heureux d’être arrivé à Castres. c’était premier un bon match et une belle victoire. » S’il avoue en rigolant qu’il y a beaucoup plus de Français à Castres et moins d’Afrikaners, son intégration n’en pâtit pas pour autant. Pas besoin de mots, surtout s’il rend des copies comme celle effectué contre la Section paloise.

Tussac et Jacquet : première réussie

Ce n’est pas pour rien que les trois joueurs qui sont venus parler à la presse en fin de match étaient Damien Tussac, Loïc Jacquet et Robert Ebersohn. Les trois recrues faisaient partis du XV de départ et ont réussi leur baptême du feu. Le premier a été très en vue pour son premier match en Top 14. La mêlée castraise a été dominante toute la rencontre en partie grâce à l’ancien Montalbanais, bien aidé par ses compères de première ligne Mach et Lazar. Le second, qui arrive de Clermont, a été le plus visé lors des lancers castrais. Il faut savoir raison garder, la victoire était l’essentiel pour le CO. « Contre Bayonne la semaine prochaine, on va vraiment être testé », rappelle Damien Tussac.

Par Philippe PERONNE

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