De « Pipette » à « Bengali »

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    De « Pipette » à « Bengali »
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Ivan Grésèque, Georges Aillères, Puig-Aubert, ils étaient surnommés « Bengali », « Le Cube » et « Pipette ». Découvrons l’origine de ces sobriquets. 

Puig-Aubert alias « Pipette » 1925-1994.

Le palmarès d’Aubert-  Puig est étincelant. Avec l’AS Carcassonne et XIII catalan, il a décroché cinq titres de champion de France et quatre Coupe de France. Il reste à jamais le plus grand arrière français de tous les temps avec 46 sélections à son actif, et 361 points inscrits en quarante- six sélections entre 1946 et 1956. Après la tournée victorieuse de l’équipe de France en Australie en 1951, il est élu « champion des Champions » par le quotidien l’Equipe.

Ce sportif hors du commun excelle aussi dans d’autres  disciplines. C’est un excellent footballeur, un très bon perchiste champion du Languedoc junior avec un saut de 3mètres, 05. Avant d’entamer une excellente carrière dans le monde treiziste, il a évolué sous le maillot de l’Usap où il décroche à l’âge de 18 ans le titre champion Reichel face à Tarbes. Un an après, en 1944, il remporte le Brennus avec l’Usap face à Bayonne (20-5) au Parc des Princes.

Le jeune Aubert-Puig est certes un sportif talentueux, mais il n’est guère porté sur la diététique et l’hygiène de vie. Il boit et surtout, il fume.

A cette époque au cœur des années 40 dans une France occupée et soumise aux privations, le tabac se fait rare.

Pour faire durer le plaisir, il roule de minuscules cigarettes. Cette addiction au tabac, son coéquipier et ami, « Jo » Crespo le demi-de mêlée usapiste qui fera ensuite les beaux jours de Roanne, Lyon XIII et de l’équipe de France à XIII (26 sélections) ne la partage pas.

Joseph Crespo est au contraire un ascète et lorsque son coéquipier portait une cigarette à la bouche il s’exclamait «  Mais tu vas t’arrêter un jour à fumer ces pipettes ».  Puig-Aubert n’a pas réduit sa consommation de tabac malgré les conseils de Jo Crespo.  En revanche,  les pipettes de Jo Crespo ont collé à jamais à la personnalité de l’éternel Puig-Aubert.

 

Georges Aillères «  Le Cube »

Georges Aillères est le dernier capitaine français à avoir mené l’équipe nationale à une finale de Coupe du monde. C’était en 1968 où après deux mémorables victoires face à la Grande-Bretagne (7-2) et la Nouvelle-Zélande (15-10), les Tricolores ont gagné le droit d’affronter l’Australie au Sydney Cricket Ground. Le bras de fer est favorable aux Australiens (20-2). Loin de l’Australie, c’est à Toulouse  que la légendaire capitaine de l’équipe de France  a construit une excellente carrière. En 1965, il mène l’Olympique de Toulouse au titre de champion de France face à Villeneuve-sur-Lot.  En tant qu’entraîneur, il connaît une double consécration nationale en 1973 et 1975 face à Marseille et Saint-Estève. Celui qui a débuté le rugby à Rieumes à la fin des années 40 répond au sobriquet du «  Cube » «  Ce surnom, je le dois à Jep Lacoste notre sélectionneur lorsque que nous avons atteint la finale de la Coupe du monde en 1968. « Jep » avait pour habitude de donner des surnoms. Roger Garrigue était la « Mouche », Jean-Pierre Clar « le Jap » car il était né à Hanoï. Ce surnom du « Cube » a été ensuite repris par la presse. Petit à petit, il ne m’a plus quitté », soutient l’ancien capitaine de l’équipe de France de  1968.

 

Ivan Grésèque dit «  Bengali »

Ivan Grésèque, il incarne un seul club celui du XIII catalan. De 1973 à 1988, il a décroché six titres de champion de France ( 1979, 1982, 1983, 1984, 1985, 1987), remporté quatre Coupe de France –Lord Derby (1976, 1978, 1980, 1985). Il a porté avec succès le maillot de l’équipe nationale à seize reprises  et peut se flatter d’avoir vaincu les Anglais, Néo-Zélandais et Australiens. Celui qui au pendant plus  d’une décennie a été l’élément moteur du XIII catalan avait  été  baptisé  « Bengali » par Guy  Cassayet, un journaliste de l’Indépendant. Un sobriquet qu’il doit à son origine hindou par son père et en référence à un oiseau du Bengale.

 

 

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