Facteur X

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Le transfuge de la Section va jouer contre le RCT, son ancien club. Et si il était le joueur qu’il manque au club Béarnais pour gagner ce genre de rencontre !

A l’instar de Charles Ollivon, qui a retrouvé Bayonne dimanche dernier, Steffon Armitage va jouer un match particulier contre le Rugby Club toulonnais. Cela fait partie des histoires du Top 14 qu’on retrouve chaque début d’année. Et c’est purement un hasard de calendrier. « C’est un peu bizarre. J’ai tout gagné là-bas. J’ai tous mes meilleurs amis dans l’équipe. Jocelino (Suta, N.D.L.R.), Tao (Romain Taofifenua) et Kéké (Xavier Chiocci), ça va être drôle. En revanche, sur le terrain, l’amitié, on la met de côté », nous confie le joueur de 30 ans. En effet l’ancien Varois a marqué l’histoire du club toulonnais : triple champion d’Europe et champion de France en 2014.

La Section paloise a donc fait une énorme opération en attirant dans ses filets l’un des meilleurs troisième ligne de sa génération. Simon Mannix veut de lui qu’il apporte sa science du jeu et sa capacité à chiper les ballons dans les rucks. Cette même capacité qui a fait de lui une référence en la matière au niveau européen. « Il a des qualités différentes de Ben Mowen, James Coughlan, Paddy Butler, Pierrick Gunther ou Ibrahim Diarra, toute cette troisième ligne peut se compléter. Steffon a une grosse expérience du haut niveau », explique Simon Mannix.

Ses qualités ? Elles ont déjà été mises à profit face au Castres olympique, même s’il n’a joué que trente minutes. Il est rentré à la 50e minute, a gratté d’entrée un ballon et a récupéré la pénalité en face de ses poteaux. Du Armitage dans le texte : « Je me suis senti bien. Je n’avais joué que trente minutes en match amical contre Soyaux-Angoulême. C’était peu, mais c’était bien. J’arrive avec les crocs contre Toulon. » C’est ce qu’on va lui demander de faire, à répétition. En Italie les grands joueurs de football sont appelés les « fuoriclasse » (hors catégorie). L’ancien joueur des London Irish en est un, comme il en existe peu en Top 14. « C’est un joueur atypique, l’un des meilleurs plaqueurs-gratteurs du monde, il a une moyenne de 4,5 ballons grattés par match. Son centre de gravité très bas lui permet d’avoir un coup d’avance sur les soutiens adverses. Il aime bien faire le tour de la zone, se cacher et surprendre l’adversaire. Il récupère des pénalités. Steffon nous a fait gagner des matchs », confie le capitaine de l’équipe de France, Guilhem Guirado, qui l’a connu à Toulon.

Le mentor Hayman

Il a la « chance » de retrouver dans le Béarn un entraîneur qu’il a connu de très près : Carl Hayman (côtoyé en tant que joueur pendant quatre ans au RCT). « C’est lui qui m’a proposé un projet avec de l’ambition. Et je voulais vraiment le faire avec lui. Quelque part, je lui devais ça. Il m’a aidé pendant les cinq ans que j’ai passés au RCT. Carl m’a poussé à devenir le meilleur possible », continue Steffon. Les conditions sont idylliques pour l’international anglais qui n’a plus qu’à retrouver le niveau qui a fait de lui le meilleur joueur européen 2014. Une association avec Paddy Butler en numéro 6, Ben Mowen en 8 et Steffon Armitage en 7 a fière allure sur le papier. En Top 14, peu d’équipes peuvent se vanter d’avoir une telle force d’attaque. Charles Ollivon a marqué un essai contre son ancien club… bis répétita pour Armitage ? Histoire d’enfin lancé la saison du club béarnais.

Par Philippe PERONNE

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