En plein cœur

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Battus dans l’axe, en seconde période la semaine dernière, les auvergnats retrouveront un défi similaire, dimanche. Auquel ils se préparent.

L’avantage, quand on rencontre Montpellier depuis deux saisons, c’est qu’on s’évite une surchauffe des méninges sur ce qui va vous être opposé et, de facto, ce qu’il va falloir proposer comme stratégie. Dimanche, donc ? Clermont va être testé physiquement, brutalement, dans la conception la plus primitive de ce sport. Au ras, évitant la surchauffe du moteur pour lui préférer le tonnage. Le problème, parce qu’il y en a un : aussi soporifique soit-elle, la méthode est sacrément délicate à dézinguer. Et Clermont sait que ce défi de puissance n’est pas son favori.

À La Rochelle, déjà, la semaine dernière, alors que les Clermontois pouvaient légitimement penser le plus dur accompli, en menant 24-10 à la demi-heure de jeu. Avant de se faire reprendre. « Le constat est simple : l’indiscipline nous coûte cher, ainsi que la défense autour des rucks », lâchait Parra dès le coup de sifflet final. En cohérence avec les propos de Patrice Collazo, quelques minutes plus loin. « Quand on a eu le ballon, on a su faire subir Clermont, ce n’est pas pour rien qu’ils ont concédé beaucoup de pénalités. On les a davantage concentrés dans l’axe, en passant au cœur, et ça a plutôt bien fonctionné. » Effectivement : à Marcel-Deflandre, l’ASMCA a raté le cumul colossal de 27 plaquages et encaissé trois essais, quand elle était la meilleure défense de la phase régulière du Top 14 la saison dernière (33 essais encaissés, soit 1,27 par match en moyenne). De là à penser que Clermont, bien plus qu’un résultat tout sauf impératif, ira chercher des certitudes défensives autour des rucks à Montpellier, il n’y a qu’un pas.

Soigner la circulation

S’il conviendra, c’est un minimum, d’appliquer les plaquages pour s’éviter les trous d’air de La Rochelle, les Clermontois s’appliqueront surtout à soigner la circulation des joueurs en phase défensive, pour éviter de s’affaiblir à proximité immédiate des points d’impact. À La Rochelle, le staff clermontois avait décidé d’intensifier sa pression défensive sur la zone de l’ouvreur et du premier centre. Cette fois-ci, il demande à ses hommes de serrer les rangs. Face au tonnage montpelliérain, cela n’assure pas la victoire. Mais cela permet au moins d’espérer.

Léo Faure
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