Mis sous pression

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Outre les trois managers en fin de contrat, plusieurs staffs se retrouvent confrontés à de forts impératifs de résultat.

La majorité des staffs peut aborder cette saison sans crainte. Sur le papier tout du moins : à Clermont, Pau, Toulouse et Lyon, le terme est fixé à 2018 ; à Bordeaux-Bègles, Castres, Grenoble, Bayonne et le Racing 92, à 2019 ; à La Rochelle et Brive, à 2020. Seuls trois des quatorze managers voient leur contrat arriver à échéance en juin 2017. Mais pas des moindres : Gonzalo Quesada à Paris, Jake White à Montpellier et Diego Dominguez à Toulon. Dans les faits, leur situation diffère grandement. L’Argentin et tous ses adjoints seront par principes libres dans neuf mois. Son président a confié publiquement son envie de conserver son manager. Le déroulement du début de saison des Soldats rose, après un exercice très décevant, entrera en ligne de compte à l’heure de trancher. Le nom de Gonzalo Quesada, possible grand animateur du marché, est d’ailleurs revenu du côté de Montpellier au cours de l’été. L’Hérault où Jake White se retrouve en ballottage. Dans ces colonnes, Mohed Altrad avait affirmé son intention de proposer un nouveau bail à son entraîneur en chef non sans avoir été échaudé par ses envies d’ailleurs – en Angleterre et en Irlande. Le président montpelliérain scrute donc actuellement le marché en quête d’un manager d’envergure pour parer toute défection de l’ancien boss des Boks… ou changement de position de sa part.

Descente interdite

À Toulon, sitôt arrivé, Diego Dominguez doit d’ores et déjà composer avec la pression. L’Italo-Argentin, dont le contrat comprend une année en option, se sait attendu au tournant, encore plus au regard du contexte local. En cas de première partie de championnat jugée déficiente, il pourrait voir son avenir menacé à moyen terme. D’autant que les CV de Vern Cotter, Gonzalo Quesada et... surtout Fabien Galthié circulent.

Si les autres bancs de touche du Top 14 ne sont pas confrontés au même couperet formel, ils n’en restent pas moins soumis à pression. À Bordeaux-Bègles, une nouvelle non-qualification pourrait être perçue comme un échec aux yeux de Laurent Marti. Et ce même si la concurrence n’a jamais paru aussi armée. Un véritable juge de paix pour Raphaël Ibanez, désormais épaulé par Jacques Brunel. Cet impératif de résultat vaut aussi pour Simon Mannix du côté de Pau ou Bernard Jackman à Grenoble.

En bas de tableau, la descente paraît plus que jamais proscrite. La saison 2016-2017 sera la dernière à proposer deux descentes et deux montées sèches. Tout projet de remontée sera par la suite rendu plus périlleux et hasardeux. Tous les prétendants au maintien et leur président en sont conscients.

Vincent Bissonnet
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