Un bond en avant

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Le club de Beauvaus jouera désormais sur l'enceinte ultramoderne des footballeurs. Un outil dont il a déjà profité pour augmenter son budget et enrichir son effectif. 

Le club de Beauvais sera désormais le mieux loti en infrastructures de toute la Fédérale2. à partir de cette année, il jouera toutes ses rencontres sur le stade Pierre-Brisson, dévolu jusque là aux footballeurs. La municipalité a réalisé d’importants travaux pour faire cohabiter les deux clubs sur la même pelouse. Inspirés par la solution trouvée par la ville de Bourg-en-Bresse, les élus beauvaisiens ont fait installer une pelouse hybride ultramoderne chauffée en hiver. Cette dépense de 1,3 million d’euros leur a permis d’économiser une grande part des 4 millions d’euros nécessaire à la réfection complète du Stade de rugby Marcel-Communeau, et de revaloriser leur enceinte principale, devenue beaucoup moins fréquentée depuis la chute depuis cinq ans du club de football de ligue 2 en CFA2. Les jours de matchs, les rugbymen de Beauvais disputeront donc leur rencontre dans un stade qui répond à toutes les exigences du cahier des charges de la ligue 2, muni de 6 000 places assises, de grands vestiaires avec piscine, d’un éclairage parfait, et de cette pelouse impeccable, qui leur permettra de jouer en hiver sans craindre les annulations. « Nous allons passer de la préhistoire à la vie moderne », applaudit l’entraîneur Stéphane Tisné. « Depuis que nous savons pouvoir utiliser le stade Brisson, une dizaine de personnes que nous ne connaissons pas a essayé de s’abonner », relate le président Olivier Lenormand, qui a déjà tiré de grands bénéfices de la perspective de cette installation attractive. De nouveaux partenaires l’ont rejoint pour profiter des loges que le stade Marcel-Communeau n’offrait pas. Olivier Lenormand est déjà parvenu augmenter son budget de 100 000 euros pour atteindre une enveloppe globale de 600 000 euros. Du coup l’équipe première a été enrichie.

 

La première contre Arras

 

Jeune et très local - avec 70 % de Beauvaisiens déclarés, l’équipe présentait le chiffre rare de 17 licences blanches quand elle était remontée en Fédérale 2 il y a deux ans lors du match décisif contre Drancy - l’effectif a accueilli quelques joueurs d’expérience pour se renforcer. L’arrière ou ouvreur/buteur Léo Montoya (Tarbes, Cognac, Rouen), la charnière qui a fait les bonnes heures de Compiègne, le demi de mêlée Thomas Strady et l’ouvreur Clément Drahonet, le centre Steven Halloway, ancien espoir de Biarritz qui revient d’une saison passée en pro D2 australienne, et l’international belge à 7 et à 15 Nathan Bontemps, ont grossi les rangs des trois-quarts. Devant, le groupe compte les arrivées du deuxième ligne Niortais Rémi Lebrequier et du pilier dacquois Marouene Farhathi. « Nous avons joué à 27 la saison dernière : c’était trop peu, et notamment derrière », explique son recrutement Stéphane Tisné. « Cette saison va lancer notre projet établi sur quatre ans, raconte Olivier Lenormand, président depuis 5 ans, licencié du club depuis ses 6 ans. Jouer à Pierre-Brisson, c’était le rêve des rugbymen de ma génération. Là, on va y aller. Nous disposons d’un outil pour faire grandir notre projet et mieux diffuser le rugby. C’est un grand moment charnière pour nous. Nous voudrons proposer un jeu attractif pour parvenir à fidéliser le public le plus nombreux possible ». La première sortie officielle à Brisson se fera le samedi 24 septembre en nocturne. Ce sera contre Arras, pour le derby des Hauts-de-France.

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