Grenoble et les démons de midi

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Pour ce match crucial pour leur avenir, les Isérois découvriront le perturbant horaire de 12h30 que les Corréziens connaissent par cœur. Un écueil supplémentaire pour un FCG qui sait ne pas avoir droit à l'erreur, mais veut croire en des lendemains plus heureux.

C'est une curiosité pondue par Canal + depuis deux saisons, que les Grenoblois avaient jusqu'alors évité. Celle de débuter leur rencontre à 12h30, celle où les braves gens passent traditionnellement à table. Il leur faudra pourtant s'y faire puisqu'après Brive, le FCG s'y recollera dès la semaine prochaine à Castres. Et d'autant plus que les Corréziens sont déjà rodés à cette drôle d'habitude, pour y être déjà passé à quatre reprises ! Un avantage certain, d'autant que le stade des Alpes devrait logiquement sonner creux, au vu de l'horaire aussi bien que des récents résultats grenoblois ? Pas pour le capitaine grenoblois Jonathan Wisniewski, qui n'élude pourtant pas l'aspect perturbant de pareil contexte. « La dernière fois que j'ai dû jouer à 12h30 remonte à au moins une dizaine d'années. C'était avec Castres, pour un match de Challenge européen. C'est vrai que cela fait bizarre... Les Brivistes ont peut-être un peu plus l'habitude que nous de composer avec cette donnée-là, mais sincèrement, ce n'est pas ce qui fera la différence. L'horaire ou l'ambiance au stade ne seront pas une excuse. C'est à nous de nous rendre attractifs, de créer cet engouement. Et cela passera par ce que l'on va mettre sur le terrain. »

 

Un sort à conjurer

Et à ce titre, il faudra de la vaillance aux Isérois pour passer outre leur dizaine d'absences sur blessures auxquelles s'est ajoutée en début de semaine celle de Dayna Edwards, victime d'une mauvaise chut lors d'une randonnée. Une tuile supplémentaire comme un osrt qui s'acharne, auquel les Grenoblois devront pourtant tordre le cou quel que soit la manière pour croire à nouveau en leur avenir. « Si l'on voit plus loin que ce match, après notre déplacement à Castres, nous aurons aussi les réceptions de Pau et Bayonne, analyse Wisniewski. D'ici là, il s'agit de faire le dos rond et d'attraper ce match contre Brive dimanche, quelle que soit la manière. Ensuite, des joueurs vont nous rejoindre comme Arnaud Héguy, Rory Grice, Mahamadou Diaby ou Xavier Mignot, qui vont nous apporter de là confiance. » Et surtout un deuxième souffle bienvenu, sur lequel compte terriblement le club alpin pour sortir de sa spirale négative. Même si, d'ici là, il ne souhaite toujours pas tomber dans la sinistrose. « Nous n'avons pas gagné après trois journées, ce n'est pas pour autant qu'il faut s'alarmer, cadre Wisniewski. L'an dernier, en début de saison, nous avons gagné à Castres. Tout le monde disait « oh là, ça ne va pas du tout, la greffe Urios n'a pas pris, etc. » Au final, le CO a disputé les phases finales. Nous aussi, quand nous serons au complet, aurons le droit d'espérer des victoires hors de nos bases. D'ici là, il s'agit d'assurer l'essentiel. Pour cela, nous avons des armes à faire valoir. Mais ce serait aussi bien de faire preuve de fierté. » Et d'un peu de force, aussi. Bref, de tout ce qui fait la devise du club...

Nicolas Zanardi
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