Pierrelatte-Saint-Paul-Trois-Châteaux, continuer d’apprendre

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    Pierrelatte-Saint-Paul-Trois-Châteaux, continuer d’apprendre
Publié le , mis à jour

Relégué de Fédérale 1 à l’intersaison, le club drômois s’est qualifié pour les phases finales. Non sans avoir connu des problèmes extra-sportifs.

Des nerfs à rude épreuve. Non, la saison du Rugby Club tricastin en Fédérale 2 ne fut pas de tout repos. Paradoxal, au vu d’un parcours sportif plutôt réussi. Les Drômois se qualifiant pour les phases finales, avant d’être éliminés par Villeurbanne. Soit le futur finaliste du championnat. « Sportivement, la saison est positive puisque nous nous sommes qualifiés. Qui plus est, en ayant dix points d’avance sur le cinquième. Cela démontre que nous étions largement dans les quatre, même si je pense que nous aurions pu être meilleurs dans le jeu », analyse Patrick Morel, l’entraîneur des trois-quarts. Des difficultés justifiées par plusieurs facteurs. à commencer par la réadaptation nécessaire à un championnat tel que la Fédérale 2.

Des traces et de l’expérience

Une approche totalement différente du jeu pratiqué à l’échelon supérieur. « Cette réadaptation a été lente, par rapport à la Fédérale 1 où tout est cadré et prédéfini. Les joueurs ont donc eu du mal à se lâcher et à prendre des libertés. Je suis donc un peu déçu du jeu que nous avons pu proposer mais peut-être est-ce notre faute aussi. » Des questions pourtant absentes en première partie de saison. Le RCT réalisant un départ canon, avec sept victoires en sept matchs. Au point de s’emparer seul du fauteuil de leader. « Nous avons eu des résultats probants, même si le contenu pouvait laisser à désirer. Le problème est que nous nous sommes épuisés, avant de craquer à Six-Fours. Ce match nous a fait mal, avant que nous fassions un non-match face à Bédarrides. Il s’agit d’une grosse faute note, dans notre saison. »

L’origine du mal n’est pourtant pas physique ou technique. Elle est plutôt mentale, avec de nombreux problèmes extra-sportifs. « Pendant un moment, les joueurs ont résisté et le sportif était l’arbre qui cachait la forêt. Sauf que nous nous sommes épuisés, à travers l’instabilité permanente qui a régné. Ce fut une année particulière, qui va nous apporter de l’expérience mais qui laissera également des traces », annonce Patrick Morel. Un impact affiché en deuxième partie de saison, malgré la qualification. Les coalisés de Pierrelatte et Saint-Paul-Trois-Châteaux affichant deux visages, entre solidité à la Cité 3 et difficultés à l’extérieur. « À la trêve, nous nous sommes demandés quoi faire. Les joueurs ont alors affiché leur volonté d’aller au bout et nous les avons accompagnés. Ils ont fait le travail, notamment à domicile tout en validant leur qualification en gagnant à Leucate. »

Le RCT terminant alors quatrième, avant de retrouver Villeurbanne. Une grosse cylindrée, face à laquelle les hommes de Bruno Homs et Patrick Morel ont rivalisé. Et ce, malgré l’ampleur du score. « Je m’aperçois que nous étions dans le coup, par rapport à d’autres adversaires. Les joueurs se sont donnés à 100 % et au match retour, nous ne sommes pas loin d’égaliser à l’heure de jeu. Tout comme à l’aller, nous manquons nos vingt premières minutes. » Des absences qui sonnent comme autant de leçons, à retenir pour la saison prochaine. Un nouvel exercice que Bruno Homs et Patrick Morel vivront ensemble sur le banc drômois. Le duo s’étant réengagé, pour une nouvelle saison.

Date de création : 1962

Nombre de licenciés : 300

Plus haut niveau atteint : Fédérale 1 (montée en 2014)

Palmarès : champion de France Fédérale B (1998), Excellence B (1991) ; vainqueur du challenge de l’Amitié (1998)

Budget : 600 000 €

En 2015-2016 : Fédérale 2, 4e de la poule 4, éliminé en seizièmes de finale du championnat de France par Villeurbanne

Par Corentin Vaissière

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