Valence-Romans, un rapprochement à cimenter

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    Valence-Romans, un rapprochement à cimenter
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Le rapprochement a mécontenté les supporters. Il va connaître un baptême du feu lors du derby contre Aubenas-vals, dimanche.

Quoi de mieux qu’un derby pour cimenter un groupe ? Après le rapprochement entre Romans-sur-Isère et Valence pendant l’intersaison, la nouvelle entité, poids lourd du rugby dans la Drôme, va débuter sa saison par un court déplacement chez son voisin, Aubenas-Vals. Cela va-t-il éteindre les braises de la contestation populaire des plus attachés à leur club ? Les porteurs du rapprochement le souhaitent. « Comme dans un mariage, il faut faire des concessions », plaide le président de RoValDrôme XV, nom officiel de la nouvelle entité, Laurent Beaugiraud.

 

Une entente inégalitaire?

Romanais de naissance, chef d’entreprise dans le bâtiment et l’immobilier situées à Valence, il comprend les réserves des supporters mais demande de la patience pour permettre au projet de créer enfin ce club professionnel attendu dans la région. « Certains détracteurs étaient présents au premier entraînement et ont assisté aux trois matchs de préparation, sourit-il. J’ai eu des discussions engagées avec eux. Nous allons essayer d’aller au-delà des clivages. Ce sera une saison test pour nous mais aussi pour la poule élite. Jusqu’à maintenant, on jouait peu de matchs difficiles. Cette saison, il y aura vingt rencontres difficiles. Ça change beaucoup de choses dans la préparation physique, la gestion des blessés et de l’effectif. »

Le groupe pourra tout de même s’appuyer sur une certaine stabilité. Une vingtaine de joueurs de feu l’USRP sont restés, renforcés par une douzaine de recrues, et seulement deux joueurs du ROC, le centre Mouad Labbi et le demi de mêlée, Mathieu Cambérabéro, le tout entraîné par Nicolas Bouillet et Grégory Tournayre, les entraîneurs de Romans. Le rapprochement aurait-il été inégalitaire ? « Romans fonctionnait sur des contrats de deux ans, rappelle le dirigeant. Au Roc, seul deux ou trois joueurs étaient encore sous contrat. Nous n’avons pas raisonné en terme « romanais » mais en terme pratique et légal. Et nous avons redonné notre confiance aux entraîneurs qui avaient prolongé au début de l’année. »

Il reste maintenant à trouver le moyen de faire prendre la mayonnaise sur le terrain et en dehors, dans une poule qui ne laisse place à aucun faux pas. Avec 3,2 millions d’euros de budget, Valence et Romans ont certes uni leurs forces mais cela reste loin des mastodontes de la poule, Aix-en-Provence et Nevers, et n’ont pas l’expérience du Pro D2 de Bourg-en-Bresse, Massy ou encore Tarbes. Accrocher une place dans les cinq, objectif affiché, paraît difficile. « Ça ne me dérange pas d’être outsider, souffle Laurent Beaugiraud. Nous allons rester en embuscade. »

Par Sébastien Fiatte

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