Limoges à cœur vaillant

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    Limoges à cœur vaillant
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Soutenus par leur public, les Limougeauds ont déployé des trésors d’énergie pour mettre à la raison leurs adversaires burgiens (22-11).

Des débuts en pleine Bourg… Ou presque. L’USA Limoges n’a pas raté son entrée dans ce nouveau championnat. Face à l’une des références de l’élite des amateurs, les Limougeauds ont fait preuve d’une générosité incroyable pour préserver un succès contesté jusqu’au bout par des Burgiens passés totalement au travers lors des trente premières minutes.

à cet instant, Anderson Neisen avait déjà frappé à quatre reprises. Dont deux fois juste devant la ligne médiane pour mettre son équipe sur orbite. Transfuge de la formation briviste, comme bon nombre de ses partenaires, le demi d’ouverture fut l’un des artisans de la victoire limougeaude. Mais plus que ses 17 points à 100 %, c’est avant tout la performance collective qu’il mettait en avant.

« On est très, très content du résultat. On savait que ça allait être compliqué mais on s’est accroché tous ensemble. Notre défense à la fin est magnifique, soulignait-il. Ce soir, on est récompensé de tous nos efforts. »

En évoquant ces « deux mois de préparation », Anderson Neisen sait de quoi il parle. Sans doute fait-il référence à ce jour de reprise début juillet, sur un parking aux portes de Limoges, pour une marche de 35 kilomètres dans la campagne et sous la chaleur. Le prélude à quatre jours d’un stage placé sous le signe de l’inconfort avec travaux des champs et constitution d’une plage en étalant près de 120 tonnes de sable. Et de bons moments de vie…

Cohésion au plus fort de la tempête

Le groupe limougeaud a sans doute recueilli les premiers fruits de la cohésion samedi soir dans le second acte passé l’essentiel du temps à défendre. Souvent dans ses 22 mètres. Les séances de boxe et de lutte qui ont jalonné leur préparation leur ont également été d’une grande utilité dans le combat livré. On repense à ces dix minutes d’infériorité numérique pour contenir et repousser la pression burgienne devant la ligne d’en-but.

Et puis, le public de Beaublanc a peut-être fait le reste en insufflant, à coups de clap-clap sur fond de « Li-mo-ges, Li-mo-ges », ce supplément d’âme pour résister encore et encore. Jusqu’à finir d’écœurer des Burgiens - « remis à leur place pour n’avoir respecté personne », dixit leur capitaine Anthony Frenet - avec un contre libérateur conclu par ce diablotin de Vakaloa.

« Ça fait deux mois qu’on pensait à ce match, qu’on s’était mis en tête de le gagner. Je crois que les garçons ont mis beaucoup d’investissement et toutes leurs tripes pour y parvenir car on a beaucoup souffert, notait Nicolas Escouteloup, le directeur sportif de l’USAL. On a été correct en conquête où on a rivalisé en mêlée face à une grosse équipe. Mais je retiens avant tout ces grosses séquences défensives où on s’est montré très courageux. »

Consciente que le cœur ne suffira pas en d’autres circonstances, l’USAL savourait l’instant, prenant la confiance et les certitudes engendrées par cette entrée en matière comme un encouragement pour exister dans ce championnat où le club limougeaud entend faire ses preuves.

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