Comités : Laporte perd paris et gagne l’auvergne

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    Comités : Laporte perd paris et gagne l’auvergne
Publié le , mis à jour

La bataille à trois entre Camou, Laporte et Doucet se poursuit en vue de l’élection à la présidence de la FFR avec, en toile de fond, les scrutins régionaux.

Le comité de Paris est resté entre les mains de Peter Macnaughton, le président réélu, proche de Jean-Louis Boujon, et donc de Pierre Camou. Sa réélection n’a pas été si facile. Le clan Laporte avait tenté une OPA sur ce comité symbolique et souhaite s’attaquer à l’Ile-de-France. Alors que seulement dix-huit licenciés s’étaient inscrits sur la liste électorale, pour dix-huit postes à pourvoir, douze licenciés membres des clubs du Stade Français, du Massif-Central et du RC Paris XV avaient finalement déposé leur candidature juste avant la clôture des inscriptions, il y a quinze jours. À leur tête, Stéphane Espa, le président du RCP XV, candidat déclaré contre Macnaughton. Du coup, la semaine précédant le vote a été agitée à Paris. Les membres élus du comité directeur se sont réunis à huis-clos pour désigner le président à main levée. Seul Peter Macnaughton s’est déclaré candidat. Il a été désigné à l’unanimité.

Des victoires en auvergne, dans le centre…

Une élection que conteste Stéphane Espa, qui a annoncé qu’il avait posé un recours. Ce scrutin a aussi démontré que le clan Laporte avait réussi à faire bouger les lignes, sans pour autant l’emporter. Peter Macnaughton a été renouvelé avec 55 voix sur les 104 que compte le comité de Paris. 44 voix se sont prononcées contre lui, cinq se sont abstenues.

Si Laporte a perdu Paris, il a gagné en Auvergne et aussi la Réunion. En Auvergne, Marc Vaure (56 %) a été élu hier, à la surprise générale, à la présidence du comité d’Auvergne, face à Gérard Queyrel qui briguait la succession de Jean Lacampagne. Même scénario à Saint-Denis de la Réunion où, après seize années de règne d’Armon Coupou (président de la commission Dom-Tom), c’est Daniel Blondy qui l’a emporté.

Le camp Camou n’a pas enregistré que des défaites. Il « remporte » aisément la Provence, avec l’élection d’Alain Cadéac, qui succède à Patrick Buisson (soutien de Laporte). Le président de la FFR conserve Poitou-Charentes, le Périgord-Agenais et encore l’Armagnac-Bigorre où Tony Marin a été largement plébiscité pour un cinquième mandat. Le troisième larron de la future élection de la FFR qui se tiendra le 3 décembre, Alain Doucet pourra compter sur les comités territoriaux de Côte d’Argent (Philippe Barbe) et des Flandres. En Normandie, les deux listes en présence ont été invalidées quelques jours avant l’élection prévue. Gilbert Bouteiller et Patrick Le Hiress devront donc patienter jusqu’au 29 octobre pour savoir qui succèdera à Jean-Claude Gosselin. Une chose est sûre, il se jouera alors une nouvelle passe d’armes indirecte entre Laporte et Camou…

La bataille s’annonce rude dans les comités mais les candidats continuent de battre la campagne pour « draguer » les clubs, qui détiennent les clés de l’élection. Camou, toujours favori, sera ainsi à Nantes, Bordeaux et en Dordogne en début de semaine… Laporte, lui, sera à Lanion mardi. A la chasse aux voix.

Pierre-Laurent Gou
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