Grenoble : le plan de redressement

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    Grenoble : le plan de redressement
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Après la révélation sur notre site d’un retard d’un million d’euros sur son budget prévisionnel, le FCG a présenté vendredi le plan d’action de son nouvel homme fort, Éric Pilaud.

Évolution de la gouvernance

C’était un secret de polichinelle : annoncé partant à l’issue de la saison, le président du FCG Marc Chérèque devait passer la main à Éric Pilaud. La situation d’urgence a conduit à accélérer le processus, Éric Pilaud assumant de fait les fonctions de président du club en attendant l’aval du Conseil de surveillance, dont il est le président. D’ici la fin de saison, Chérèque tiendra un rôle de vice-président (bénévole, ainsi que l’a souligné Pilaud) tandis que l’autre vice-président Michel Martinez assumera une fonction de directeur général délégué, sur lequel s’appuiera beaucoup Pilaud (qui réside encore en Californie) au sujet de l’exécution de son plan de redressement.

315 000 euros économisés sur les salaires des joueurs et employés

Si les joueurs avaient réservé leur réponse mercredi soir, ceux-ci ne baisseront pas à proprement leur salaire. En revanche, ces derniers ont renoncé à certaines primes, permettant au club de réaliser plus de 200 000 euros d’économie. Un effort vu comme un signal symbolique, auquel s’est également joint le staff sportif. Le personnel administratif et commercial a lui aussi consenti à une baisse de ses rémunérations. Au total, ces gestes des salariés du club permettront au FCG d’économiser 315000 euros sur la saison. Par ailleurs, si des agents se sont bien manifestés au sujet d’éventuelles libérations de joueurs en cours de saison, Éric Pilaud s’est voulu très clair : « Je lance un message à ces messieurs : vous pouvez vous épargner certains appels, car nous ne laisserons partir personne cette saison. » Dont acte.

Des actionnaires mobilisés

C’est peut-être la nouvelle la plus forte : malgré la situation difficile du club, les actionnaires restent mobilisés et ont assuré que quel que soit le résultat financier de la saison, ceux-ci mettraient la main au portefeuille pour combler le déficit. Un gage dont ne souhaite toutefois pas se servir Éric Pilaud, qui espère fortement que son plan d’urgence permettra au club de tenir le budget. L’objectif à plus long terme consistant à ce que la gestion encore plus stricte du club permette à ce dernier de dégager des bénéfices, pour financer ses fonds de réserve.

Des actions concrètes

Au-delà de la baisse des salaires des joueurs, le FCG compte aussi sur ses partenaires et supporters. Au vu de son retard de 8 % sur son partenariat, le club a procédé à ne nouvelles offres vis-à-vis des sponsors, qui se sont engagés à apporter 200 000 euros supplémentaires. Les actions menées auprès des supporters, chez qui 900 abonnements manquent par rapport à la saison dernière, devraient quant à elles apporter également 200 000 euros via une vente d’abonnements solidaires. Une manne qui dépendra toutefois étroitement des affluences au stade, et donc en partie des résultats sportifs.

Négociations en bonne voie avec le Stade des Alpes

Si le FCG sait qu’il ne pourra pas probablement pas compter sur l’aide des collectivités locales (quand bien même des discussions vont se tenir avec la région, qui finance déjà Clermont et Lyon et a soutenu Bourgoin), le club alpin espère beaucoup des négociations en cours avec Carilis, le gestionnaire du Stade des Alpes. Aujourd’hui, la location du stade coûte au FCG, deux à trois fois plus qu’à ses concurrents (50000 euros par match environ). Les négociations sont en cours pour un nouvel accord satisfaisant pour les deux parties, dont le FCG espère qu’il lui permettra de réaliser les dernières économies pour tenir son budget.

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