• Toulouse, ville morose
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Top 14

Toulouse, ville morose

Humilié par Toulon, de nouveau battu à Lyon après une première mi-temps extrêmement poussive, le Stade Toulousain est en proie au doute.

Projetez-vous dans deux semaines… Le Stade toulousain aura peut-être battu le Stade français puis Grenoble sur ses terres. Deux réceptions, huit à dix points engrangés, une place dans le wagon de tête et tout est oublié ? Le scénario n’a rien d’incongru, surtout que la deuxième mi-temps à Lyon a de quoi rassurer. Il est même celui le plus probable à ce jour. N’empêche que voir le club le plus titré de France à la douzième place du classement peut interpeller. Ou inquiéter. Certes, la situation n’en est pas alarmante pour autant après seulement cinq journées et trois revers de rang. Certes, le déclin toulousain ne date ni d’aujourd’hui ni d’hier. Il fut enclenché depuis le début des années 2010, malgré deux Brennus glanés à la force d’une mêlée dévastatrice (2011 et 2012). Mais, dans le contexte actuel d’un Top 14 n’ayant jamais été si concurrentiel, la nouvelle réalité stadiste est préoccupante. Ce club, qui a enclenché sa mutation voilà un an et demi derrière le départ de l’historique Guy Novès, a besoin de se réinventer, au-delà du simple renouvellement des générations, lequel a été raté il y a deux ou trois ans. Alors en ce sens, quand le départ des Dusautoir, Albacete, Johnston ou McAlister se dessine, staff et dirigeants planchent déjà sur l’effectif de la saison prochaine. Mais d’abord, il faut relancer la présente.

Flou autour de la succession de Bouscatel

Cet été, Ugo Mola ne cessait de pointer les risques d’un calendrier qui offrait quatre ogres d’entrée (Montpellier, Bordeaux-Bègles, Racing 92 et Toulon). La suite lui donne raison. Outre le symbole qu’elle représente, l’annonce de la relocalisation de la réception de Toulon, après que l’Agglo de Toulouse a tardivement refusé de mettre le Stadium à disposition du Stade toulousain, a marqué un coup d’arrêt. à tous les niveaux. Depuis, personne au club ne s’est relevé et, derrière la défaite à domicile face au RCT il y a huit jours et face au manque de réaction à Lyon lors d’un premier acte indigne, le président René Bouscatel a vu rouge. énième sortie qui reflète une autre partie des maux dont souffre Toulouse. En interne, la succession du président, dont le mandat arrive à terme en juin, cristallise débats et tensions. Lui aimerait accompagner son héritier désigné, Fabien Pelous, pendant deux ans. D’autres, dans les coulisses d’Ernest-Wallon, préféreraient entamer une ère neuve et pousser le président du Conseil de surveillance, Hervé Lecomte, à la tête du directoire. Mais, en fin de compte, ce flou ne fait rien pour ramener une sérénité pourtant nécessaire.

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