• Choirat : « Il nous manque un match référence »
    Choirat : « Il nous manque un match référence »
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Top 14

Choirat : « Il nous manque un match référence »

Le pilier de Bayonne veut que son équipe aille chercher une victoire fondatrice à La Rochelle.

Entre le match tronqué à Pau et celui manqué à Bordeaux, connaissez-vous votre vraie valeur à l’extérieur ?

À Pau, on a tenu jusqu’à la 60e minute à 14. Qu’en serait-il advenu à 15 ? Je pense qu’un bonus défensif était dans nos cordes. À Bordeaux, on est tombé sur une équipe revancharde qui venait de perdre à domicile et qui a la qualité pour être dans les six. On aura à cœur de faire mieux, de montrer notre vraie valeur où tous les week-ends sont compliqués. C’est vrai qu’on se cherche encore. Si à Pau, on a fait de bonnes choses qui nous laissent des espoirs, à Bordeaux, on avait mal abordé la rencontre. On avait mis trop de temps pour y entrer. En Pro D2, ça passait, en Top 14, il faut être présent quatre-vingts minutes.

À quoi vous attendez-vous à La Rochelle ?

La position de La Rochelle au classement reflète sa valeur. C’est une équipe qui monte en pression, renforcée par un gros recrutement, massive mais mobile, complète. On pourra se jauger sur notre capacité à nous déplacer.Et on verra si on peut grappiller des points.

Justement, il faut compenser votre déficit de points à domicile…

À La Rochelle ou ailleurs, il nous faut pouvoir gagner des points à l’extérieur. On abordera donc ce match comme tous les autres. Il n’y a pas de match particulier. Tous sont difficiles.

Avez-vous été marqué par votre défaite à domicile, concédée face à Montpellier ?

Non, Montpellier a fait le match parfait à l’extérieur. Nous, nous avons fait beaucoup trop de fautes. Dans ces conditions, il était difficile de gagner. On a envoyé du jeu mais on s’est montré trop approximatif. À froid, avec le recul, vidéo à l’appui, le bilan n’est pas si négatif que ça. Il y a eu de bonnes choses. Il nous faut simplement plus de précision, de pragmatisme, gérer les temps forts, les temps faibles, et de la concentration dans ces moments-là. On n’a pas pris un coup sur la tête. Et après cinq journées, on ne va pas se mettre à l’envers, sous peine de ne jamais s’en sortir. On a toujours confiance en nous.

Quels secteurs vous inquiètent aujourd’hui ?

La confiance, on l’a ! Il nous faut simplement plus de précision. Quand on rentre dans le camp adverse, il nous faut marquer. En ce moment, c’est cette carence la plus flagrante. Trop de ballons tombés, rendus. Mais on est propre sur les fondamentaux. Il nous manque ce match référence pour acquérir encore davantage de confiance, pour monter en puissance. Sauf qu’il ne faut pas qu’il tarde à venir.

Vincent Etcheto parlait, après le match de Montpellier, de réduire éventuellement la voilure dans votre jeu. Qu’en est-il ?

Il faut peut-être revoir certaines choses, revenir à plus de pragmatisme. Oui, on en a discuté. Mais le jeu reste notre identité. Il faut juste gérer, comme je vous le disais, les temps forts et faibles. Mais on ne va pas reteindre notre jeu. On veut prendre du plaisir. Et on ne va remettre en question ce qui fait notre identité après cinq journées…

Propos recueillis par Edmond LATAILLADE

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