Supporters en voie de disparition

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    Supporters en voie de disparition
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La grande majorité des clubs de Top 14 voit ses affluences baisser... La faute à un climat toujours plus tendu, qui rendrait l’expérience du match moins agréable ?

Et si Pierre Berbizier avait raison ? Et si l’ancien sélectionneur du XV de France avait juste en disant que le rugby est en train de perdre ses supporters en même temps qu’il perd son sang-froid et sa lucidité ? Depuis le début de la saison, les billeteries de la majeure partie des clubs de Top 14 sont en berne, même dans les foyers historiques du rugby français. Parmi ceux-ci, on trouve Toulouse: il y a quatre ans tout juste, Ernest-Wallon était régulièrement rempli. Et aujourd’hui ? Il y a deux semaines, on ne comptait que 12 400 spectateurs pour le derby de la Garonne entre Toulouse et Bordeaux... Certes, ce match se déroulait à la fin du mois d’août. Mais le clasico oposant Toulouse et Paris samedi soir n’a attiré que 12 900 personnes. Même chose à Paris, où le Stade français n’affiche plus qu’une moyenne de 9500 spectateurs, contre 13 000 il y a deux ans. Et que dire de Montpellier ? Pourtant magnifique, l’Altrad Stadium sonne terriblement creux depuis le début de la saison. Les Montpelliérains ne se reconnaitraient-ils plus dans leur équipe ? Ce désamour est même palpable à Toulon, qui figure pourtant parmi les publics les plus passionnés de France. La preuve en est que Mayol n’était même pas plein, dimanche, pour la réception de Clermont qui pratique le plus beau rugby du championnat. La tendance est sensible aussi dans les clubs de petites villes, comme Castres: samedi après-midi, ils n’étaient que 8845 spectateurs pour accueillir le champion de France en titre, où se trouvaient de surcroît plusieurs plusieurs anciens joueurs emblématiques du CO (Masoe, Tales, Andreu, Dulin).

La Rochelle et Clermont, les exceptions qui confirment la règle

Restent toutefois quelques excetpions à cette tendance générale. La première n’est autre que la Rochelle, qui vient de disputer son onzième match consécutif de Top 14 à guichets fermés à Deflandre. L’écrin des Maritimes est systématiquement plein comme un œuf, quel que soit l’adversaire. A Brive aussi, les dirigeants sont satisfaits des affluences, avoisinant les 10 500 spectacteurs par match. Idem du côté du rival clermontois, qui affiche une moyenne de 16 587 entrées payantes, un score figurant parmi les standards élevés du club auvergnat. Reste que les places se vendent moins vite. Par exemple, de nombreuses places étaient encore à vendre la veille de la venue du Racing 92, champion en titre et adversaire de l’ASMCA en demi-finale de Top 14. A noter également que le club auvergnat a pris les devants en proposant des tarifs préférentiels sur les deux prochaines réceptions de Castres et de Toulouse afin de s’assurer de bons scores, alors que les deux futurs adversaires sont des candidats légitimes à la qualification. L’ogre clermontois craindrait-il aussi les frimats de l’hiver ?

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