Oyonnax, minimum syndical

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    Oyonnax, minimum syndical
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Les points de bonus glanés permettent à l’équipe de l’Ain d’équilibrer son bilan après cinq matchs. Un moindre mal.

À Oyonnax l’expérience a appris à compter. Lors de sa première saison en Top 14 le maintien de l’équipe de l’Ain n’avait tenu qu’au seul écart d’une pénalité dans ses oppositions directes avec Perpignan. La saison suivante, c’est encore une histoire de pénalité qui avait permis à l’USO de s’inviter en barrage. La saison passée, les comptes ont été vite faits. Les doigts d’une main ont suffi pour totaliser les victoires. Alors, en tirant le bilan des cinq premiers matchs de la saison du retour en pro D2 personne ne s’y trompe. Douze points acquis en ayant disputé trois matchs à domicile, on pourrait parler de juste équilibre. Ce n’est pas le discours tenu par Johann Authier, le responsable sportif. « Douze points c’est décevant. C’est tout juste un minimum syndical. On ne va pas refaire l’histoire, nous nous sommes assez attardés sur la défaite concédée à domicile face à Colomiers.» Ce jour-là, Oyonnax s’était contenté de sauver un bonus défensif alors qu’à la pause c’est un bonus offensif qui semblait être à sa portée. Le déficit est conséquent. Heureusement, il a été comptablement compensé par trois autres petits points glanés en serrant le score à Dax et en donnant dans l’offensive à domicile contre Soyaux-Angoulème puis face à Carcassonne. Douze points, le compte semble bon. Johann Authier ne l’entend pas ainsi « Après notre défaite à domicile face à Colomiers notre saison n’était pas compromise. Aujourd’hui, ce n’est pas parce que nous avons récupéré les points perdus que nous sommes arrivés. »

Un groupe en construction

Le bilan tiré des cinq premiers rendez-vous ne se limite pas aux seuls points pris ou oubliés en route. Il porte aussi sur l’évolution d’un groupe que l’on savait, au coup d’envoi de la saison, être en construction. À ce titre, le dernier match contre Carcassonne a apporté au staff un précieux indicateur sur l’état d’esprit des troupes : « Le groupe a montré sa force mentale en étant capable d’aller récupérer dans les dernières secondes le bonus qu’il venait de laisser échapper ». Mais il reste encore du pain sur la planche, des axes de travail. Ils portent sur le rendement dans la conquête même si Johann Authier a apprécié les progrès mis en lumière lors du duel avec les Audois, « notre conquête prend forme ». Ils concernent aussi la discipline avec là encore une évolution très encourageante « neuf pénalités à domicile face à Carcassonne, c’est beaucoup plus acceptable que les dix neuf concédées lors du match précédent à Dax…même si nous offrons encore trop de points à nos adversaires ». Même si on attendait mieux et plus de l’équipe de l’Ain, l’USO est dans les temps, ceux d’un tableau de marche à minima. Il est toutefois un domaine dans lequel les promesses ont été tenues, celui d’un jeu tourné vers l’offensive. Au classement des meilleures attaques, Oyonnax mène la danse avec 143 points et 15 essais pointés, juste trois fois plus que Perpignan son prochain adversaire face auquel il faudra proposer beaucoup plus que le minimum syndical.

 

Par Jean-Pierre Dunand

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