Clément Payen (capitaine du RC Vannes) : «Pro c'est avoir son temps. C'est aussi un luxe ».

  • Clément Payen (capitaine du RC Vannes) : «Pro c'est avoir son temps. C'est aussi un luxe ».
    Clément Payen (capitaine du RC Vannes) : «Pro c'est avoir son temps. C'est aussi un luxe ».
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Formé à Massy où il a passé 4 saisons en cadets, Crabos et Reichel, c'est à Vannes sur les bords du Golfe du Morbihan que Clément Payen, demi de mêlée de son état, a posé ses valises. Il aborde sa septième saison avec autant d'enthousiasme et de détermination mais avec un statut ... de joueur professionnel. Rencontre.

Clément Payen, quel bilan tirez-vous après 5 journées de championnat ?

Il est bon. Une seule défaite, des points pris à chaque rencontre. Nous savions que cette entame serait importante et difficile. Mais nous avons tenu la dragée haute à tous nos adversaires. On ne gagne pas par hasard devant Montauban et Perpignan et le nul contre Agen n'est pas non plus tombé d'un paquet de lessive.

 

Vous qui venez de la Fédérale 1, avez-vous connu des difficultés d'adaptation ?

Je n'ai pas eu le temps de me poser la question. Nous avons bossé comme des fous depuis la reprise en juin. Je suis bien dans ma peau, conscient de l'importance du maintien pour le club.

 

Quelles sont vos difficultés au quotidien ?

C'est difficile et je suis tenté de répondre, aucune. La saison dernière, je bossais 8 heures par jour avant d'aller aux entraînements. Aujourd'hui, j'ai mon temps pour moi. C'est un luxe. Je vis rugby à chaque heure du jour. J'ai ainsi davantage de temps pour me préparer mentalement, physiquement.

 

Capitaine de l'équipe, est-ce lourd à porter face à des joueurs qui ont déjà une longue expérience du Pro D2 ?

Non. Je ne me prends pas la tête. Capitaine, je l'étais aussi la saison dernière. Le staff me fait confiance et j'ai la confiance de mes partenaires. Si je l'ouvre sur le terrain, c'est d'abord parce que c'est le poste qui le dicte. Le capitanat, c'est plutôt par rapport à l'arbitre car il y a d'autres leaders de combat dans le groupe, notamment devant.

 

Sur ce que montre actuellement l'équipe, êtes-vous optimiste pour le maintien ?

Oui. Il y a beaucoups de voyants qui sont au vert. Mais il faut rester vigilant, ne pas se lâcher et prendre des points lorsqu'ils se présente. Les occasions d'en prendre passent très vite. La saison sera longue, difficile, avec des hauts et des bas. Restons humble dans notre quête.

 

Comment vivez-vous la concurence avec Luix Roussarie et Thibaud Lemonnier ?

Excellement bien. C'est la règle. Nous sommes trois et on doit respecter le choix des entraîneurs. Je ne me prends pas la tête à ce sujet. Je prends ce que l'on me donne, et je sais en apprécier la saveur.

 

Y a-t-il un ou plusieurs joueur (s), qui vous ont impressionné ?

Je ne mettrai pas de joueur en avant, car nous sommes d'abord un groupe, un collectif, tous engagés dans le même combat du maintien. Mais, oui, il y en a, même parmi ceux qui étaient mes coéquipiers la saison dernière. Tous ont hissé leur niveau de jeu pour être compétitif en Pro D2.

 

Pour finir, avez-vous le sentiment d'avoir : 1°) beaucoup progressé, 2°) un peu progressé ; 3°) de ne pas avoir progressé ?

Je pense un peu, mais avec le sentiment d'avoir encore une belle marge de progression. Le fait de cotoyer des partenaires de haut niveau, oblige à hisser son propre niveau de jeu. Et hors rencontres, je travaille aussi beaucoup au quotidien. Je me dois de vivre pro.

 

Propos recueillis par Didier Le Pallec

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