Pau, oublier le cauchemar pour rêver

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    Pau, oublier le cauchemar pour rêver
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La saison passée, Bordeaux avait douché l’enthousiasme palois né d’une victoire à Montpellier au terme d’un match complètement raté par James Coughlan et ses partenaires, coupables d’un relâchement aux entraînements, la semaine précédente. Et cette saison?

Ne pas oublier ! À Pau cette semaine, il a beaucoup été question de Bordeaux. Normal, vu que la section accueille, ce samedi au Hameau, l’UBB. Seulement, les hommes de Mannix ne veulent surtout pas revivre la même mésaventure de la saison passée. « Dans le vestiaire à Grenoble, nous les anciens, on a tout de suite prévenu les jeunes et les nouveaux. Pas question de se faire avoir une deuxième fois », glissait ce mercredi après-midi, l’expérimenté irlandais, James Coughlan et de poursuivre : « Si l’on veut montrer que l’on a progressé par rapport à notre première saison en Top 14, on se doit de réussir une série de victoires. Parvenir à trois, quatre succès consécutifs illustrerait nos progrès. On aimerait s’installer le plus haut possible dans le classement, voilà pourquoi ce match est si important pour nous. » En effet, depuis son retour en Top 14 il y a dix-huit mois, les Palois affichent, comme une lacune chronique, un manque de continuité. Les hommes de Mannix ont, pour le moment, toujours été incapables d’aligner trois rencontres de rang victorieuses. « Après notre succès à Montpellier l’an passé, qui était une vraie performance, on s’est relâché la semaine suivante. Nous n’avions pas travaillé comme il le fallait et on l’avait payé cash », prévenait encore l’ancien troisième ligne du Munster marqué par ce revers face à l’UBB.

 

Coughlan énervé

Le message du staff était le même tout au long des séances. La Section s’est offert en quelque sorte un joker en l’emportant à Grenoble et elle ne veut surtout pas le griller. Le club veut montrer qu’il est dans une phase ascendante et cela passe par les quatre points face aux Bordelais. Oui, mais voilà, que ce soit à Grenoble, ou face au Stade français, les avants palois, en nette amélioration sur les phases de conquêtes, n’ont pas complètement rassuré. La mêlée fermée béarnaise reste convalescente notamment en comparaison avec sa ligne défensive chez les trois-quarts classée parmi les meilleures du championnat. Le trio Slade-Smith-Vatubua-quand il est aligné-est un véritable rideau de fer. « Mais nous aussi les avants, nous avons des qualités, rétorquait Coughlan en haussant le ton. Je suis un peu énervé d’entendre dire que les gros palois sont le point faible de l’équipe. Pour gagner des rencontres, surtout à l’extérieur, il faut d’abord et avant tout répondre présent dans le combat. Notre mêlée donne des gages de garanties depuis deux ou trois rencontres. En touche, nous sommes performants. » Si ses partenaires lui donnent raison samedi prochain, alors le Hameau devrait chanter son bonheur et la Section basculera dans le premier tiers du classement.

 

Madigan surveillé de près

Attention toutefois, l’UBB se présente avec une nouvelle terreur à l’ouverture. Ian Madigan, compatriote du Béarnais qui le connaît bien. « C’est un super joueur qui a grandi dans l’ombre de Johnny Sexton. Tout le monde loue ses qualités dans le jeu au pied, mais on oublie aussi qu’il possède une passe ultrarapide et précise. Il peut créer un décalage rien qu’en servant un coéquipier. Il peut être un cauchemar pour les défenses adverses. Si on arrive à le presser suffisamment, alors on aura fait une bonne partie du travail », témoignait-il à propos de l’international irlandais.

Pierre-Laurent Gou
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