Oyonnax, d'un autre pas

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    Oyonnax, d'un autre pas
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L’équipe de l’Ain n’a pas été au rendez-vous de ses premiers matchs. Elle va devoir hausser le rythme.

Une confrontation entre Perpignan et Oyonnax éveille forcément le souvenir encore frais de la saison 2013-2014, quand au soir de l’ultime journée, les deux équipes s’étaient retrouvées à égalité de points et qu’au bénéfice d’une petite pénalité supplémentaire inscrite sur l’ensemble des deux confrontations, Oyonnax avait assuré son maintien et précipité Perpignan en Pro D2. Deux saisons plus tard, l’équipe de l’Ain a elle aussi glissé vers le Pro D2 en se faisant la promesse de tout faire pour rebondir sans délai. Le problème est qu’après cinq journées, Oyonnax n’est pas forcément dans les temps de passage. Pour une équipe aux ambitions limitées, le bilan de douze points acquis en trois matchs à domicile pourrait être acceptable. C’est d’un tout autre qualificatif qu’use Johann Authier, le responsable sportif de la formation du Haut-Bugey : « Douze points c’est décevant. » Après un départ prometteur face à Soyaux-Angoulême (une victoire bonifiée), les Oyonnaxiens s’étaient promis d’inscrire leur parcours dans l’avancée. Un stop à Béziers, un autre encore plus pénalisant à domicile face à Colomiers, ont conduit l’USO à prendre un retard que n’ont pas comblé le bonus défensif rapporté de Dax et la victoire à cinq points assurée à Mathon contre Carcassonne. « Nous ne sommes pas arrivés », a simplement rappelé Johann Authier après le succès de son groupe face aux Audois pour souligner, à la fois le chemin qui reste à accomplir, et surtout la nécessité qui s’impose à ses troupes de forcer le pas.

 

Des bonus pour l’équilibre

Pour l’heure, les bonus permettent d’équilibrer les comptes mais pas de masquer certaines réalités, la première touchant à cette difficulté rencontrée par les joueurs de l’Ain à bien voyager. À Béziers comme à Dax, ils ont pourtant inscrit trois essais, flirté à chaque fois avec la victoire mais ils n’ont en définitive rapporté qu’un unique bonus défensif des Landes. Un bilan trop maigre pour tenir le rythme qu’impose la course en tête. Il va falloir faire mieux et plus. Certains indicateurs sont au vert. Le potentiel offensif démontré des Oyonnaxiens (15essais inscrits) n’est certainement pas le moindre, tout comme l’état d’esprit qui leur a permis de récupérer contre Carcassonne un bonus envolé quelques minutes plus tôt. Mais Oyonnax a aussi souffert dans le premier volet de la compétition d’une forme de décalage par rapport aux réalités du ProD2. Avec un groupe en construction, l’équipe de l’Ain a été très lourdement pénalisée, approchant même la barre des vingt pénalités sifflées contre elle lors de son voyage à Dax. Le défaut a été, semble-t-il, corrigé contre Carcassonne mais cela appelle confirmation. La reprise à Perpignan, face à une équipe n’ayant pas de droit à l’erreur, marquera un test pour l’équipe de l’Ain jugée sur le contenu qu’elle proposera mais surtout sur ce qu’elle rapportera de ce long déplacement. En évoquant les prochains matchs de son équipe (déplacements à Perpignan et Albi, réceptions de Montauban, Agen et Aurillac) Fabien Cibray, le capitaine oyonnaxien a lancé un avertissement : « Ce sera un enchaînement terrible. » Il peut en effet conditionner toute la suite de la saison et il imposera surtout d’avancer d’un autre pas.

 

Par Jean-Pierre Dunand

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