Arlettaz : « Changer l'état d'esprit »

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    Arlettaz : « Changer l'état d'esprit »
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À l’entraînement depuis une semaine, le nouvel entraîneur de l’Usap s’exprime avant le match face à Oyonnax sur sa situation personnelle et celle de son club de cœur qu’il retrouve.

Comment s’est passé votre retour à l’Usap ? Racontez-nous…

Christian Lanta m’a appelé et m’a demandé de travailler avec lui au sein du club. Comme l’Usap est mon club (il y a été joueur entre 1990 et 1996 puis entraîneur entre 2012 et 2014, N.D.L.R.), j’ai ouvert la discussion et les choses se sont faites naturellement. Christian est quelqu’un que je connais depuis très longtemps, avec qui j’ai fonctionné quand j’étais joueur puisque c’était mon entraîneur lorsque j’étais en équipe de France Universitaire. On a toujours eu un très bon feeling tous les deux. Je l’ai écouté, son discours m’a plu et ça s’est fait naturellement quand cela devait se faire.

 

Le président François Rivière et Christian Lanta ont déclaré conjointement au cours de la conférence de presse de mercredi dernier avoir prévu quoiqu’il arrive à Vannes de faire le point à l’issue des cinq premières journées de championnat. Cela veut-il dire que votre arrivée était prévue ?

Il y avait eu une allusion avant le match de Vannes mais pas vraiment un contact. C’était dans leurs têtes, voilà ce qu’ils m’ont dit. Mais ce n’est devenu concret que le lundi qui a suivi le match à Vannes.

 

Quel va être votre ambition maintenant ? Peut-on s’attendre à du changement dans le jeu, dans l’état d’esprit, dans les attitudes ?

Je débarque avec mes croyances, et je fais, avant toute chose, un état des lieux. Effectivement, j’espère du changement, et non pas une révolution, parce que si l’on continue comme ça, on ne va pas se sortir de la spirale dans laquelle on est. Sur le plan de l’attitude, j’espère un changement. Soyons clairs, la responsabilité incombe aussi aux joueurs, l’Usap a usé pas mal d’entraîneurs ces dernières années avec des résultats décevants. La situation actuelle ne doit pas venir que des entraîneurs, ce n’est pas possible. La responsabilité des joueurs est mise en cause aussi. Le changement de mentalité, je l’espère. C’est la première chose que l’on attend d’eux.

 

Avec votre nomination et celle de Perry Freshwater (joueur entre 2003 et 2012) c’est un peu un retour aux vertus et aux valeurs catalanes, avec deux hommes qui connaissent parfaitement le fonctionnement du club. Est-ce que les joueurs doivent eux aussi s’imprégner au maximum de cela ?

Ce club est un fanion brandi par tous les supporters du coin et tous les Catalans. C’est leur façon d’exister aux yeux de la France entière, c’est leur fierté. Pour avoir le soutien de ces supporters, il faut correspondre à leur caractère, leur passion, leur enthousiasme, leur volonté de s’exprimer que ce soit dans la rudesse, le combat… ce qui fait l’identité de ce club. Ce sont des vérités qui appartiennent au rugby même et on les met en avant parce que les gens veulent se retrouver derrière ça. Avec Perry et Christian, qui n’est pas catalan mais qui comprend cela, on est bien conscient que ce sont avec ces valeurs-là qu’on va réussir à redresser la barre. Ces valeurs ne suffiront pas, il faudra du contenu. Mais elles seront nécessaires, ne serait-ce que pour retrouver de l’enthousiasme dans cette équipe mais aussi redonner de l’enthousiasme à des supporters qui attendent avec impatience de se reconnaître dans cette équipe. Je le répète, on veut un changement, et non pas une révolution. Et ce changement doit se faire dans l’état d’esprit en premier. C’est une priorité.

 

Par Enzo Diaz

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