L’élan de la Dordogne

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Rejointes par les joueuses de Périgueux, les filles du Périgord Blanc veulent réussir leur saison de transition.

Nous savions que les filles qui pratiquent le rugby étaient capables d’un très fort degré d’engagement. La Périgourdine Sophie Robert est un exemple édifiant de cette passion. Cheminote à Bordeaux, elle rentre à Trélissac chaque jour pour participer à la vie de club. « Les copines avant tout » se justifie-t-elle. Rassembleuse dans l’âme, sa présence est utile au Rugby Féminin Périgord Blanc qui vient d’intégrer à son entité composée de Trélissac (club support), le COPO, et l’Union Saint-Astier-Neuvic, les filles du CA Périgueux. Ainsi se présente le nouveau RFPB 24 qui a bondi de 26 à 33 seniors et, surtout, à plus de 40 cadettes inscrites cette année à 15. Le club-phare est le seul à évoluer à 15 en Dordogne et il faut voir sa progression comme une formidable embellie pour le rugby des féminines.

La Fédérale 1, nouvelle étape

L’accession à la Fédérale1 donne de nouveaux droits, mais aussi des devoirs que l’enthousiaste Sophie Robert n’élude pas : « Face au challenge qui nous attend nous devons avoir la volonté de regrouper les forces vives du Périgord. » Dans un contexte nouveau lié à l’intégration des Capistes et à la mise en place d’un nouveau staff formé de Christian Martin et Eric Emery, lesquels découvrent la pratique féminine, et dans une poule «méchante», les capitaines Nadia Martrenchard et Sacha Coudray et leurs coéquipières veulent relever ce « challenge super intéressant », et Sophie Robert de poursuivre : « Nous avons pour objectif de finir dans la première moitié de tableau. Nous avons accédé à la Fédérale 1 sans prétentions exagérées mais nous sommes des compétitrices. » Autour d’elles, les filles du RFPB 24 constatent un engouement progressif. Cela fait huit ans que le club existe et aujourd’hui on les reconnait. La seule subvention de la mairie de Trélissac ne suffit pas, alors Sophie et ses copines font la chasse aux partenaires afin de développer les aides. Elles parviennent ainsi à être indépendantes et autonomes financièrement… pour mieux se consacrer au terrain sur lequel l’équipe a progressé grâce à l’apport d’attaquantes du CAP. « Nous avons pris conscience que nous étions aussi capables de produire du mouvement », objecte Sophie. Et le dynamisme du rassemblement séduit de nouveaux supporters.

 

Par Gérard Piffeteau

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